Wanaka Tree, l’arbre le plus célèbre de Nouvelle-Zélande a été vandalisé

Anthony
Anthony - Rédacteur en chef
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Symbole de la région d’Otaka en Nouvelle-Zélande, Wanaka Tree, cet arbre magnifique situé à l’extrémité sud du lac Wanaka, a été vandalisé. Il était la fierté de tout un pays, il n’y a pas de mot pour justifier un tel acte.

Connu en tant que « arbre de Wanaka », cette sentinelle solitaire à moitié immergé dans l’eau est un endroit célèbre dans le monde entier qui a fait le bonheur de milliers de photographes. 

Wanaka Tree
© Glen Sinclair (CC BY-NC-ND 2.0)

Ce saule a été vandalisé dans la nuit du 17 mars 2020 selon la photographe Luisa Apanui. « La fameuse branche inférieure qui pend horizontalement au-dessus de l’eau et qui est vraiment iconique a disparu. » Elle a vu les branches sciées échouées sur le rivage.

That Wanaka Tree
© sandeepachetan.com travel photography (CC BY-NC-ND 2.0)

En 2014, le photographe néo-zélandais Dennis Radermacher a remporté le prix du photographe de l’année du New Zealand Geographic de la meilleure photographie de paysage pour sa photo de l’arbre, et depuis lors, sa renommée n’a cessé de croître. Beaucoup considèrent le Wanaka Tree, qui semble s’élever seul hors de l’eau, comme un symbole d’espoir.

Malgré sa situation isolée, le lieu est connu des voyageurs qui s’y rendent en voiture. Une petite économie locale s’y est d’ailleurs développée. Les environs sont tout aussi beaux que le saule solitaire. Le lac se trouve au pied du parc national du Mont Aspiring, qui fait partie du Te Wahipounamu, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le parc est aussi remarquable pour sa faune que pour sa flore, c’est le seul habitat connu du kea, la seule espèce de perroquet alpin au monde.

Depuis 2018, le gouvernement néo-zélandais demande aux voyageurs de faire la promesse d’agir de façon responsable (La promesse Tiaki), en protégeant l’environnement, en respectant toutes les cultures et en préservant le pays pour les générations à venir. « Tiaki » signifie « garder » dans la langue M?ori.

La promesse Tiaki

Wanaka Tree n’est pas un cas isolé

Malheureusement, le site de Wanaka n’est pas le seul site naturel à faire face au vandalisme. Le parc national de Joshua Tree en Californie a également dû faire face aux répercussions du tourisme de masse suite à la fermeture partielle des administrations fédérales en décembre 2018. Le différend budgétaire entre Donald Trump et le Congrès a placé des centaines de milliers de fonctionnaires au chômage forcé, dont la majorité des 20 000 employés du National Park Service.

Ce « shutdown » a entraîné un afflux de visiteurs et laissé le parc sans surveillance, son accès est d’ordinaire strictement contrôlé et payant. Certains visiteurs ont endommagé les arbres de Josué (Joshua tree), ces arbres qui ont donné leur nom au parc et qui ne poussent nulle part ailleurs sur la planète.

Source Wanaka Tree : Petapixel

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Rédacteur en chef
Anthony n'est pas "passionné de photographie" comme on l'est de yoga ou de batch cooking. C'est un autodidacte qui a construit son œil en dehors des écoles, ce qui signifie qu'il a commis des erreurs que les formations évitent soigneusement d'enseigner et qu'il en a tiré une grammaire visuelle qui lui appartient vraiment. Sa signature tient en trois obsessions : compositions qui respirent, couleurs qui ne crient pas, textures qu'on a envie de toucher à travers l'écran. Sur Pixfan, il partage non pas pour "inspirer" (ce mot ne veut plus rien dire), mais pour montrer les coulisses sans filtre, les ratés, les objectifs vintage qui déçoivent, le workflow qui a failli le rendre fou avant de devenir une évidence.
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