Gail Albert Halaban s’invite chez les parisiens

Anthony
Anthony - Rédacteur en chef
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Avec Vis à Vis, la photographe américaine Gail Albert Halaban s’invite dans l’intimité des parisiens.

En présentant le quotidien des parisiens dans leur appartement, Gail Albert Halaban raconte la vie urbaine, autant que notre condition humaine. L’ouvrage compte 65 photographies, prises pour la plupart à l’occasion de ce livre et pour quelques-unes publiées en 2012 par M le supplément du Monde.

Les clichés de Gail Albert Halaban mêlent détails d’architecture, jeux de lumière et scènes très élaborées pour créer une mise en abyme. Ces images posées et mises en scène avec la participation des habitants et ceux dont la fenêtre en vis-à-vis sert de point de vue font naître un sentiment d’étrangeté vis à vis de cette réalité qui pourrait au premier regard paraitre banale.

Gail Albert Halaban
Gail Albert Halaban
Gail Albert Halaban

Photos © Gail Albert Halaban

La photographe Gail Albert Halaban est née en 1970 à Washington D.C. Elle a appris la photographie auprès de Gregory Crewdson.
Son installation à New York lui fait réaliser le sentiment de solitude qui émane de cette mégalopole, elle s’en inspire pour conceptualiser une photographie jouant avec les conventions et les tensions liées à la vie en milieu très urbanisé.

Elle a notamment travaillé sur une série inspire de tableaux d’Edward Hopper. Son premier livre, Out my Window dédié à New York, a été publié en 2012 par PowerHouse; elle est représentée à New York par la galerie Edwynn Houk.

Informations pratiques

Vis à vis
Gail Albert Halaban, Cathy Rémy

375 x 285 mm – 128 pages
Éditions de la Martinière
ISBN-10: 2732461393
ISBN-13: 978-2732461397

Lien : http://www.gailalberthalaban.com/

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Rédacteur en chef
Anthony n'est pas "passionné de photographie" comme on l'est de yoga ou de batch cooking. C'est un autodidacte qui a construit son œil en dehors des écoles, ce qui signifie qu'il a commis des erreurs que les formations évitent soigneusement d'enseigner et qu'il en a tiré une grammaire visuelle qui lui appartient vraiment. Sa signature tient en trois obsessions : compositions qui respirent, couleurs qui ne crient pas, textures qu'on a envie de toucher à travers l'écran. Sur Pixfan, il partage non pas pour "inspirer" (ce mot ne veut plus rien dire), mais pour montrer les coulisses sans filtre, les ratés, les objectifs vintage qui déçoivent, le workflow qui a failli le rendre fou avant de devenir une évidence.
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