La photographe Kate Barry disparue trop tôt (1967-2013)

Anthony
Anthony - Rédacteur en chef
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« Ce que les actrices, les comédiennes, appréciaient avant tout lors d’une séance photo avec Kate Barry, c’est la pudeur de son regard, sa discrétion, sa non-ingérence. Nul besoin de masque alors, et la personnalité réelle, profonde, pouvait être captée avec douceur et subtilité. Dans cet abandon confiant s’exprimaient les fragilités qui rendent si précieuse la beauté de l’instant. »

Kate Barry
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Photos © Kate Barry

Kate Barry

Kate Barry est la fille de la comédienne, réalisatrice et chanteuse Jane Birkin et du compositeur John Barry. Ses parents se séparent l’année de sa naissance. Elle sera élevée par Serge Gainsbourg, puis à l’âge de treize ans par son beau-père, le cinéaste Jacques Doillon, et par son père John Barry, tout en conservant sa nationalité d’origine. Elle disparait après avoir chuté de son appartement situé au 4e étage, rue Claude-Chahu à Paris 16e, sans que l’on puisse déterminer s’il s’agit d’un suicide ou d’un accident.

Sa carrière

En 1996, à 28 ans, elle se lance dans une carrière de photographe. Sa première exposition a lieu à la Bunkamura Gallery de Tokyo au Japon en 2000.

En 2003, elle réalise la photo emblématique de l’association Ni putes ni soumises. Suivent une exposition intitulée « Cornered, portraits-paysages » à la galerie Léo Scheer à Paris en 2005 et en 2006 dans la Basilique de Sant’Alessandra à Fiesole en Italie, puis une autre exposition de 40 portraits réalisés au Marché International de Rungis, dans le cadre des 40 ans de Rungis en 2009 et en 2010 une exposition de portraits au Mori Art Museum de Tokyo.

En 2011, elle réalise pour la série « Empreintes » le portrait filmé de l’écrivain Philippe Djian. En 2012, elle publie un livre associant essai et photographies en collaboration avec l’écrivain Jean Rolin intitulé Dinard, Essai d’autobiographie immobilière aux Éditions de la Table ronde.

En 2013, Kate Barry expose Actrices lors du premier festival international de photographie KYOTOGRAPHIE à Kyoto puis, à Paris, une exposition intitulée Point of View – portraits/natures-mortes à l’occasion de l’inauguration de la galerie CINÉMA – Anne-Dominique Toussaint.

Elle a collaboré à divers magazines et revues comme Elle, Elle Japon, Paris Match, Figaro Madame, L’Express Styles, Sunday Times Magazine, Telegraph Magazine13, Cosmopolitan France, Crash, D magazine, Amica, Vogue (anglais et allemand) ou encore Vogue France et réalisé de nombreuses couvertures de disques pour des artisites tels que France Gall, Raphael, Piers Faccini, Jane Birkin, Marie Espinosa, Lara Fabian, Calogero, Carla Bruni.

Source Wikipédia

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Anthony n'est pas "passionné de photographie" comme on l'est de yoga ou de batch cooking. C'est un autodidacte qui a construit son œil en dehors des écoles, ce qui signifie qu'il a commis des erreurs que les formations évitent soigneusement d'enseigner et qu'il en a tiré une grammaire visuelle qui lui appartient vraiment. Sa signature tient en trois obsessions : compositions qui respirent, couleurs qui ne crient pas, textures qu'on a envie de toucher à travers l'écran. Sur Pixfan, il partage non pas pour "inspirer" (ce mot ne veut plus rien dire), mais pour montrer les coulisses sans filtre, les ratés, les objectifs vintage qui déçoivent, le workflow qui a failli le rendre fou avant de devenir une évidence.
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