Paris vibre. En ce début d’année 2026, la capitale française confirme son statut de capitale mondiale de l’art avec une programmation exceptionnelle. Du testament visuel de Martin Parr au Jeu de Paume aux papiers découpés incandescents de Matisse au Grand Palais, en passant par l’univers cru de Nan Goldin et les mobiles aériens de Calder, cette année promet des émotions intenses. Que vous soyez amateur·ice d’art contemporain, passionné·e d’impressionnisme ou simplement curieux·se, notre sélection des expositions Paris 2026 transformera vos sorties culturelles en véritables expériences.
- Expositions Paris 2026
- Martin Parr : un adieu satirique au consumérisme
- Lumière nordique à Orsay
- Dana Lixenberg : chronique américaine sans fard
- Une journée au XVIIIe siècle
- Leonora Carrington, la sorcière surréaliste
- Clair-obscur contemporain à la Bourse de Commerce
- Renoir explore l’amour
- Nan Goldin : photographie cathartique
- Matisse : l’ultime explosion créatrice
- Henri Rousseau, naïf ambitieux
- Splendeurs baroques hispaniques
- Lee Miller : photographe totale
- Marilyn Monroe, centenaire d’une icône
- Calder : poésie mécanique suspendue
- Papiers peints et textiles muraux
- Fragile Beauty : la collection d’Elton John
- Rafael Pavarotti : mode et photographie conceptuelle
- Mary Cassatt : peintre indépendante
- François Morellet : géométrie malicieuse
- Expositions Paris 2026 : nos conseils pratiques
- FAQ : Expositions Paris 2026
Préparez vos agendas : certaines de ces expositions affichent déjà complet plusieurs semaines à l’avance.
Expositions Paris 2026
Martin Parr : un adieu satirique au consumérisme
Global Warning au Jeu de Paume (30 janvier – 24 mai 2026)
Les expositions Paris 2026 débutent en fanfare avec Martin Parr. Décédé brutalement le 6 décembre 2025, le photographe britannique laisse derrière lui un héritage troublant. Global Warning devient malgré lui une rétrospective posthume que Parr avait minutieusement orchestrée.

Environ 180 photographies couvrant quarante-cinq ans de carrière (1977-2022) exposent nos contradictions : touristes submergé·e·s par les pigeons vénitiens, supermarchés débordant de plastique, addictions numériques. Parr ne moralisait jamais. Il documentait simplement notre folie collective avec un humour grinçant qui dissimule une inquiétude profonde. L’exposition s’organise en sections thématiques percutantes : consumérisme global, tourisme de masse transformant Venise en parc d’attractions, relations complexes entre humains et animaux domestiques.
Pourquoi cette exposition compte parmi les expositions Paris 2026 incontournables ? Parce qu’elle nous renvoie l’image de ce que nous sommes devenus, sans filtre ni complaisance. Un miroir tendu à l’Anthropocène qui fait rire jaune.
Lumière nordique à Orsay
Dessins scandinaves et hollandais (10 février – 10 mai 2026)
Le Musée d’Orsay sort de ses réserves des trésors méconnus pour cette exposition dédiée aux dessins scandinaves et hollandais. Carl Johan Forsberg et son Pax (1905) incarnent cette esthétique nordique où la lumière sculpte autrement les volumes. Moins d’éclat méditerranéen, davantage de profondeur contemplative. Une parenthèse rafraîchissante dans la programmation des expositions Paris 2026.
Dana Lixenberg : chronique américaine sans fard
American Images à la MEP (11 février – 24 mai 2026)
Dana Lixenberg photographie l’Amérique avec une lucidité rare. Son portrait d’Ivana Trump (1998) capture l’ambiguïté d’une célébrité entre glamour et solitude. À la Maison Européenne de la Photographie, son regard documentaire traverse les fractures sociales américaines sans jamais verser dans le misérabilisme ou la complaisance. Lixenberg refuse les raccourcis, préférant la complexité du réel aux clichés rassurants.
Une journée au XVIIIe siècle
Chronique d’un hôtel particulier au MAD (18 février – 5 juillet 2026)
Le Musée des Arts décoratifs reconstitue une journée complète dans un hôtel particulier parisien du siècle des Lumières. Le lit « à la polonaise » de Jean-Démosthène Dugourc (vers 1784-1790) ouvre cette immersion temporelle. Lever, toilette, réceptions, coucher : chaque moment révèle un art de vivre disparu où l’esthétique dictait jusqu’aux gestes quotidiens. Mobilier, vaisselle, textiles dialoguent pour recréer l’atmosphère d’une époque raffinée. Cette exposition figure parmi les propositions les plus originales des expositions Paris 2026.
Anecdote curieuse : Les lits « à la polonaise » n’ont aucun lien avec la Pologne. Le nom proviendrait de Marie-Josèphe de Saxe, mère de Louis XVI, dont les origines polonaises par alliance auraient inspiré cette appellation fantaisiste.
Leonora Carrington, la sorcière surréaliste
Rétrospective au Musée du Luxembourg (18 février – 19 juillet 2026)
Leonora Carrington (1917-2011) traverse le XXe siècle comme une comète. Amante de Max Ernst, exilée au Mexique après la guerre, initiée aux mystères de l’alchimie et du tarot, elle forge une œuvre qui défie toute classification. Ses toiles grouillent de créatures hybrides, de symboles ésotériques et de figures féminines puissantes refusant la domination masculine.

Le Musée du Luxembourg consacre enfin à cette artiste visionnaire une rétrospective d’ampleur. Carrington dérange, fascine, échappe aux catégories confortables. Son univers n’offre aucun repos intellectuel – et c’est précisément ce qui rend cette exposition indispensable dans le calendrier des expositions Paris 2026. Entre surréalisme orthodoxe et féminisme avant l’heure, elle invente un langage pictural unique.
Clair-obscur contemporain à la Bourse de Commerce
Collection Pinault (4 mars – 31 août 2026)
La Pinault Collection explore le clair-obscur au-delà de la technique caravagesque. Cette exposition envisage le contraste entre ombre et lumière comme langage métaphysique. Wolfgang Tillmans (Tag/Nacht IIb, 2010) dialogue avec des œuvres baroques, modernes et contemporaines sous la verrière spectaculaire de Tadao Ando. Le clair-obscur devient métaphore de nos existences oscillant entre révélation et dissimulation, espoir et inquiétude. Une expérience sensorielle intense qui s’inscrit parmi les expositions Paris 2026 les plus conceptuelles.
Renoir explore l’amour
La modernité heureuse au Musée d’Orsay (17 mars – 19 juillet 2026)
Renoir peintre de l’amour ? L’équation semble évidente. Pourtant, cette exposition concentrée sur vingt années cruciales (1865-1885) révèle un observateur subtil des relations humaines. La Promenade (1870) incarne cette légèreté teintée de mélancolie. Séduction, désir, tendresse, complicité : Renoir décline toutes les nuances du sentiment amoureux.
Le Musée d’Orsay réunit des toiles du Getty Museum et d’autres institutions internationales pour démontrer que Renoir, loin du peintre facile qu’on caricature parfois, fut un explorateur minutieux de l’intimité. Cette réhabilitation fait partie des expositions Paris 2026 qui renouvellent notre regard sur les impressionnistes.
Nan Goldin : photographie cathartique
This Will Not End Well au Grand Palais (18 mars – 21 juin 2026)
Nan Goldin fait enfin son entrée triomphale au Grand Palais. Première exposition française explorant organiquement son travail de cinéaste via diapositives et vidéos, This Will Not End Well plonge dans l’univers sans compromis de l’artiste américaine.
The Ballad of Sexual Dependency, son œuvre magistrale, côtoie des projets récents sur le traumatisme, l’addiction et son combat militant contre la famille Sackler (responsable de la crise des opioïdes aux États-Unis). Goldin photographie ses ami·e·s, ses amant·e·s, son propre corps brisé. Rien n’est édulcoré, tout est frontal. L’architecte Hala Wardé conçoit des pavillons immersifs transformant la photographie en rituel exutoire.
Cette exposition compte parmi les expositions Paris 2026 les plus attendues. Attention : le travail de Goldin ne laisse personne indemne. Sa radicalité esthétique et politique bouleverse nos certitudes confortables.
Matisse : l’ultime explosion créatrice
1941-1954 au Grand Palais (24 mars – 26 juillet 2026)
Si une seule exposition devait résumer la puissance des expositions Paris 2026, ce serait celle-ci. Les treize dernières années d’Henri Matisse forment un sommet absolu de l’art moderne. Après une opération chirurgicale qui faillit le tuer en 1941, le peintre réinvente tout : couleur, forme, espace, rapport au support.
Plus de 230 œuvres – peintures, gouaches découpées, livres illustrés, textiles, vitraux – témoignent de cette effervescence. Les papiers découpés atteignent une pureté monumentale. Nu bleu II (1952) concentre l’énergie d’une vie entière consacrée à la couleur. Le Grand Palais transforme ses salles en atelier-jardin métamorphique où chaque section intensifie l’émotion.

Cette rétrospective d’ampleur inédite en France célèbre un artiste qui, face à la maladie et à la vieillesse, choisit délibérément la joie et la lumière. Réservation fortement conseillée : la billetterie affiche déjà des semaines complètes.
Anecdote émouvante : Cloué au fauteuil roulant, Matisse dirigeait ses assistantes armées de longues perches pour fixer les papiers découpés au mur ou au plafond. Une chorégraphie laborieuse pour des œuvres qui semblent jaillir d’un geste spontané.
Henri Rousseau, naïf ambitieux
L’ambition de la peinture à l’Orangerie (25 mars – 20 juillet 2026)
Henri Rousseau (1844-1910), dit le Douanier, n’a jamais quitté la France. Pourtant, ses jungles exotiques (La Charmeuse de serpents, 1907) fascinent depuis plus d’un siècle. Autodidacte raillé de son vivant, adulé après sa mort, Rousseau incarne le peintre « naïf » par excellence.
Le Musée de l’Orangerie déconstruit ce cliché en montrant l’ambition monumentale de son œuvre. Rousseau voulait peindre comme les maîtres académiques – mais son regard singulier a produit quelque chose de radicalement neuf. Entre rêve et réalité, ses toiles ouvrent des brèches dans le quotidien. Une découverte essentielle dans le programme des expositions Paris 2026.
Splendeurs baroques hispaniques
Hispanic Society au Jacquemart-André (26 mars – 2 août 2026)
Le Musée Jacquemart-André accueille des trésors venus de New York. Diego Velázquez domine cette sélection avec son énigmatique Portrait de fillette (vers 1638-1642). Lumière dramatique, émotion contenue, virtuosité technique : le baroque espagnol possède une intensité unique. L’écrin intimiste du musée magnifie ces œuvres rarement exposées en Europe. Une pépite parmi les expositions Paris 2026 pour les amateur·ice·s de peinture ancienne.
Lee Miller : photographe totale
Rétrospective au MAM Paris (3 avril – 26 juillet 2026)
Lee Miller (1907-1977) fut mannequin, muse de Man Ray, photographe de guerre, reporter pour Vogue. Sa vie ressemble à un roman picaresque, mais son œuvre mérite mieux que l’anecdote biographique. Le Musée d’Art Moderne explore toutes les facettes de cette artiste polymorphe : surréalisme expérimental, photojournalisme engagé, photographie de mode avant-gardiste.
Miller a photographié le Blitz londonien, la libération de Paris, les camps de concentration nazis. Son regard, simultanément tendre et impitoyable, capture l’humanité dans ses extrêmes. Cette exposition s’impose parmi les expositions Paris 2026 pour sortir Miller de l’ombre portée par ses célèbres amants et reconnaître enfin son génie propre.
Marilyn Monroe, centenaire d’une icône
Célébration à la Cinémathèque (8 avril – 26 juillet 2026)
Marilyn Monroe aurait eu cent ans en 2026. La Cinémathèque française célèbre l’actrice avec archives inédites, costumes mythiques, extraits de films restaurés. Sept ans de réflexion (1955) et la fameuse scène de la robe soulevée par le métro new-yorkais incarnent l’image glamour de Monroe.
Mais l’exposition révèle aussi la comédienne fragile, l’intelligence dissimulée derrière le sex-symbol fabriqué par Hollywood. Monroe reste une construction culturelle fascinante – et tragique – qui interroge notre rapport aux célébrités. Un détour obligé pour les cinéphiles explorant les expositions Paris 2026.
Calder : poésie mécanique suspendue
Rêver en Équilibre à la Fondation Vuitton (15 avril – 16 août 2026)
Alexander Calder (1898-1976) a inventé le mobile : ces sculptures suspendues qui dansent au moindre souffle d’air. La Fondation Louis Vuitton lui rend hommage avec une exposition magistrale. Mobiles monumentaux, stabiles colorés, bijoux délicats et dessins préparatoires dialoguent dans l’architecture transparente de Frank Gehry.
Calder transforme l’acier en poésie aérienne. Ses œuvres, apparemment simples, reposent sur un équilibre mathématique subtil. On ne se lasse jamais de les regarder osciller, hésiter, revenir lentement à leur position initiale. Cette exposition figure parmi les expositions Paris 2026 qui prouvent que l’art peut être simultanément populaire et profondément sophistiqué.
Papiers peints et textiles muraux
Orner le mur à Orsay (26 mai – 20 septembre 2026)
Le Musée d’Orsay explore les arts décoratifs avec cette exposition consacrée aux revêtements muraux. Paul Poiret, géant de la mode, a aussi conçu des motifs textiles audacieux (projet pour tissu de décoration, vers 1910). L’exposition retrace l’évolution du décor mural du XIXe au début du XXe siècle. Un sujet apparemment modeste qui révèle comment l’esthétique investit l’intimité domestique. Une proposition originale dans le calendrier des expositions Paris 2026.
Fragile Beauty : la collection d’Elton John
Photographies au Jeu de Paume (12 juin – 27 septembre 2026)
Sir Elton John et David Furnish collectionnent la photographie depuis des décennies. Leur collection privée réunit des œuvres majeures rarement montrées publiquement. Walter Pfeiffer (Untitled, 1975) illustre cette sensibilité queer qui traverse l’exposition. Beauté fragile, identités fluides, intimité exposée : le Jeu de Paume offre un regard privilégié sur une collection exceptionnelle. Entre glamour et mélancolie, ces photographies racontent des vies aux marges. Une découverte précieuse parmi les expositions Paris 2026.
Rafael Pavarotti : mode et photographie conceptuelle
Rétrospective au MAD (23 septembre 2026 – 7 février 2027)
Rafael Pavarotti réinvente les codes de la photographie de mode. Sa mise en scène d’Anok Yai dans la robe Douche Chloé de Karl Lagerfeld (1983) mêle vintage et modernité. Le Musée des Arts décoratifs explore son travail entre haute couture, art contemporain et narration visuelle. Pavarotti compose des images-tableaux où la mode rencontre la photographie conceptuelle. Une exposition élégante qui clôture en beauté l’année des expositions Paris 2026.
Mary Cassatt : peintre indépendante
Le choix de l’indépendance à Orsay (6 octobre 2026 – 31 janvier 2027)
Mary Cassatt (1844-1926), Américaine expatriée à Paris, fut la seule femme admise dans le cercle impressionniste. Amie de Degas, elle impose un style personnel : scènes d’intimité familiale, mères et enfants saisis avec tendresse et acuité psychologique. Jeune fille au jardin (entre 1880 et 1882) témoigne de cette maîtrise discrète.
Le Musée d’Orsay revendique l’indépendance d’une artiste qui a choisi sa voie contre toutes les conventions sociales. Cassatt mérite mieux que le statut condescendant de « femme peintre » : elle est une peintre majeure, point. Cette réhabilitation s’inscrit dans la continuité des expositions Paris 2026 qui réévaluent les artistes femmes trop longtemps négligées.
François Morellet : géométrie malicieuse
Traits d’esprit à la Cité de l’architecture (16 octobre 2026 – 3 janvier 2027)
François Morellet (1926-2016) a passé sa vie à déconstruire la géométrie avec humour. Ses Trames superposent des lignes selon des angles minimes, créant des vibrations visuelles hypnotiques. Installées sur les murs du Plateau La Reynie à Paris, ses œuvres dialoguent avec l’architecture urbaine.
La Cité de l’architecture célèbre cet artiste facétieux qui refusait le sérieux pompeux de l’art conceptuel. Rigueur mathématique + second degré = Morellet. Une note d’humour bienvenue qui clôt l’année des expositions Paris 2026.
Expositions Paris 2026 : nos conseils pratiques
Réserver ou pas ?
Les grandes expositions (Matisse, Nan Goldin, Calder) affichent rapidement complet. Privilégiez les billets coupe-file et les visites matinales en semaine. Le Pass GrandPalais+ (à partir de 40 €) offre un accès illimité sans réservation pour toutes les expositions du Grand Palais et du Musée du Luxembourg.
Meilleures périodes
Évitez les week-ends pour les blockbusters. La Nuit des Musées (23 mai 2026) propose des visites nocturnes gratuites dans de nombreux musées parisiens. Le printemps 2026 concentre la majorité des expositions majeures.
Budget moyen
Comptez entre 13 € et 18 € par exposition. Les pass annuels constituent une économie substantielle si vous prévoyez plus de cinq visites.
FAQ : Expositions Paris 2026
Quelles sont les expositions les plus attendues à Paris en 2026 ?
Matisse au Grand Palais, Nan Goldin au Grand Palais, Martin Parr au Jeu de Paume et Calder à la Fondation Vuitton dominent les attentes.
Où voir Matisse à Paris en 2026 ?
L’exposition « Matisse 1941-1954 » se tient au Grand Palais du 24 mars au 26 juillet 2026.
Combien coûtent les billets pour les expositions Paris 2026 ?
Entre 13 € et 18 € selon les musées. Le Pass GrandPalais+ (40 € solo, 85 € duo) offre un accès illimité annuel.
Y a-t-il des expositions gratuites à Paris en 2026 ?
Oui, notamment 100% L’EXPO à la Villette (8-26 avril) et la Nuit des Musées (23 mai).
Quelles expositions photo voir à Paris en 2026 ?
Martin Parr (Jeu de Paume), Dana Lixenberg (MEP), Nan Goldin (Grand Palais), Lee Miller (MAM), collection Elton John (Jeu de Paume).
Les expositions Paris 2026 confirment le statut exceptionnel de la capitale française. Entre hommages posthumes (Parr), réhabilitations nécessaires (Cassatt, Miller) et célébrations monumentales (Matisse, Calder), cette année restera dans les mémoires. Alors, quelle sera votre première visite ?
