Vous rentrez d’un mariage avec 1 800 RAW. Votre client attend ses JPEGs pour demain matin. Lightroom rame, la fatigue s’installe — et vous réalisez que vous allez encore passer une heure à exporter format par format. Il existe pourtant un outil gratuit, sans abonnement, sans cloud, qui règle tout ça en quelques minutes. Il s’appelle Converseen. Et la plupart des photographes ne le connaissent pas encore.
À retenir
- Convertir des images en lot gratuitement, c’est possible sans Lightroom ni Photoshop — Converseen le fait mieux et plus vite pour la phase de livraison
- Il supporte plus de 100 formats : HEIC, TIFF, WebP, JPEG, PNG, EXR, JPEG-2000…
- Tout se passe localement sur votre machine — vos photos clients ne transitent jamais par un serveur tiers
- Le renommage automatique, le redimensionnement et la compression web sont inclus, sans plugin
- Gratuit, open source, maintenu activement — version 0.15.0.2 sortie en juillet 2025
Le temps perdu que personne ne compte
Une photographe de portrait racontait qu’elle consacrait chaque semaine près de deux heures à préparer ses exports : JPEGs compressés pour la galerie en ligne, TIFFs haute résolution pour l’imprimeur, WebP pour le site. Trois formats, trois passes manuelles, trois risques de se tromper de dossier. En cherchant comment convertir ses images en lot gratuitement sans repasser par Lightroom, elle a découvert Converseen — et récupéré ces deux heures.
C’est exactement le problème que cet outil résout. Pas le développement RAW — ça, c’est le terrain de Lightroom, Capture One ou Darktable. Mais la conversion de masse, l’étape d’après : celle où vous avez déjà vos fichiers traités et avez besoin de les décliner rapidement en plusieurs formats livrables. Converseen prend le relais là où votre logiciel de retouche devient lent et contraignant.
Et si vous pensez que les actions batch de Photoshop suffisent — elles suffisent, jusqu’au jour où elles plantent sans raison apparente. Converseen, lui, ne plante pas.

Ce que Converseen fait concrètement
Propulsé par la bibliothèque ImageMagick, Converseen gère plus de 100 formats de fichiers. En pratique pour un photographe, ça couvre l’essentiel :
Conversion de formats — HEIC natif iPhone vers JPEG ou TIFF, TIFF 16 bits vers JPEG livrable, WebP pour les galeries en ligne, EXR pour les travaux en 32 bits.
Redimensionnement en lot — avec choix du filtre de rééchantillonnage, ce qui compte vraiment quand on descend un fichier de 45 mégapixels à une vignette.
Compression calibrée — réduction du poids des images sans perte visible, directement utile pour les Core Web Vitals de votre site portfolio.
Renommage automatique — préfixe personnalisé, suffixe, numérotation séquentielle. Fini les « export-final-VRAI-FINAL-2.jpg ».
Extraction PDF en images — utile quand un client vous envoie un brief en PDF et que vous avez besoin des visuels isolés.
Le workflow en deux temps
Voici le flux concret que de nombreux photographes adoptent après avoir découvert Converseen :
Étape 1 — Développement dans votre logiciel habituel (Lightroom, Capture One, Darktable), avec export en TIFF 16 bits ou JPEG haute qualité selon le besoin.
Étape 2 — Converseen prend le relais. On charge le dossier d’export, on définit une fois les paramètres (format cible, dimensions, qualité, convention de nommage), on lance. En quelques minutes, 300 images sont disponibles en trois versions : galerie client, impression, site web.
Un photographe de presse a réduit son temps de livraison de 40% en sortant simplement la conversion de Lightroom pour la confier à Converseen. Moins de plugins actifs, moins de lenteur, plus de contrôle. C’est ce genre de gain discret mais cumulé qui fait la différence quand les deadlines s’enchaînent.
Votre prochain shooting, vous ne verrez plus la livraison de la même façon.
HEIC : le cas particulier des photographes hybrides
Depuis qu’Apple a imposé le HEIC comme format par défaut sur iPhone, les photographes hybrides — ceux qui combinent un appareil photo et un smartphone — se retrouvent avec des bibliothèques mixtes. Le HEIC est techniquement supérieur au JPEG (meilleure compression, support 16 bits, transparence), mais il reste mal supporté par de nombreux clients, galeries et imprimeurs.
Converseen gère le HEIC nativement, sans plugin. Vous chargez votre dossier d’exports iPhone, vous choisissez JPEG ou TIFF, vous lancez. Tout reste sur votre machine — aucune image ne transite par un service en ligne. Un point non négligeable quand on photographie des personnes et que la confidentialité des clichés n’est pas négociable.
C’est l’argument qui fait souvent basculer la décision face aux convertisseurs en ligne.
Installation : 90 secondes chrono
Sur Windows, c’est un ZIP portable — on décompresse, on double-clique. Aucun installateur, aucun accès administrateur requis. Pratique sur un ordinateur de studio partagé.
Sur Linux, le format AppImage universel fonctionne sur toutes les distributions : une commande chmod +x et c’est lancé. Sur macOS (Monterey minimum), un clic droit → « Ouvrir » contourne Gatekeeper — procédure standard pour toute app hors App Store.
Le logiciel pèse entre 39 et 76 Mo selon la plateforme. Développé par Francesco Mondello, il est open source sous licence GPL-3.0. Si Converseen vous fait économiser du temps chaque semaine, un don via Ko-fi reste la meilleure façon de s’assurer qu’il continuera d’exister.
Télécharger Converseen → converseen.fasterland.net | Code source sur GitHub
FAQ — Convertir des images en lot gratuitement
Converseen est-il vraiment gratuit, sans limitation ?
Oui, totalement. Pas de version freemium, pas de limite sur le nombre d’images, pas de filigrane ajouté aux exports. Converseen est open source sous licence GPL-3.0 — vous pouvez l’utiliser sans restriction.
Peut-on convertir des RAW (CR3, NEF, ARW) directement avec Converseen ?
Non. Converseen ne lit pas les fichiers RAW natifs des appareils photo. Il prend en charge les fichiers déjà développés et exportés (TIFF, JPEG, etc.). Pour le développement RAW, continuez d’utiliser Lightroom, Capture One ou Darktable.
Quelle différence avec XnConvert ou BatchPhoto ?
XnConvert est également gratuit et très complet. BatchPhoto propose une version payante avec plus d’options. Converseen se distingue par sa légèreté, son interface épurée et son installation portable sur Windows — idéal pour un usage studio sans droits administrateur.
Mes photos sont-elles envoyées sur un serveur ?
Non. Converseen fonctionne entièrement en local sur votre machine. Aucune image ne transite par internet, contrairement aux convertisseurs en ligne. C’est un avantage décisif pour les photographes soumis à des obligations de confidentialité (photos de personnes, contrats clients).
Converseen fonctionne-t-il sur Mac M1/M2/M3 ?
La version macOS est encore en bêta. Elle fonctionne sur Monterey minimum, mais certains utilisateurs sur Apple Silicon rapportent des instabilités. À surveiller avant de l’intégrer dans un workflow de production critique.
Peut-on automatiser Converseen dans un script ?
Oui. Converseen propose une interface en ligne de commande, ce qui permet de l’intégrer dans des scripts shell ou des workflows automatisés — un atout pour les studios qui gèrent de gros volumes réguliers.
