Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE : faut-il attendre ce zoom Sony E annoncé pour février 2027

Jordan
Jordan - Expert tech et chroniqueur photo
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Le Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE est annoncé pour février 2027, avec une promesse qui paraît presque excessive : couvrir du reportage au portrait serré à f/2,8 constant, dans 854 g. Mais il faut être honnête tout de suite : ce n’est pas un test, le prix n’est pas connu et l’autofocus VCM n’a pas encore été éprouvé par des essais indépendants.

La vraie question n’est donc pas « est-il bon ? ». Personne ne peut encore le prouver. La vraie question est plus embarrassante : faut-il attendre ce Samyang avant d’acheter un 24-70 mm f/2,8 ou un 24-105 mm f/4 pour son Sony Alpha ?

Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE
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À retenir

Le Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE doit arriver en février 2027 en monture Sony E plein format. Il associe une plage focale rare, de 28 à 135 mm, à une ouverture constante f/2,8, un autofocus à moteur VCM, une protection annoncée contre les intempéries et un poids de 854 g. Il n’a pas vocation à remplacer tous les zooms Sony : les photographes dépendants du 24 mm resteront mieux servis par un 24-70 mm ou un 24-105 mm. En revanche, pour le reportage, le mariage, le portrait et le voyage, il pourrait faire économiser davantage de changements d’optiques qu’aucun zoom standard classique. Prix officiel, performances AF, piqué et comportement vidéo restent inconnus.

Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE
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Il existe, mais il ne faut pas encore l’acheter

C’est bête à écrire, mais nécessaire.

Le Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE est aujourd’hui un produit annoncé, pas encore un objectif validé. LK Samyang a confirmé une commercialisation en février 2027 et a partagé sa fiche technique, mais ni tarif officiel, ni tests optiques indépendants complets, ni verdict sérieux sur l’autofocus ne permettent encore de le recommander comme un achat sûr.

Ce n’est pas une nuance éditoriale. C’est la frontière entre une information utile et une page qui recycle l’enthousiasme du fabricant.

Samyang promet une formule de 20 éléments en 16 groupes, un diaphragme circulaire à neuf lamelles, une construction résistante aux intempéries, un filetage de 82 mm et un zoom externe. Il mesure 151,3 mm à 28 mm, environ 190 mm une fois déployé à 135 mm, et affiche 854 g. La mise au point minimale annoncée est de 27 cm à 28 mm et de 73 cm à 135 mm, avec un grossissement maximal d’environ 0,2x. Cela devrait suffire pour des détails, de l’objet ou du contenu culinaire, mais pas pour parler de véritable macro.

Ce qui manque est plus important que ce qui est déjà connu.

Le prix, d’abord. Puis la netteté à f/2,8 aux différentes focales, la distorsion, le vignetage, les aberrations chromatiques, la résistance au flare, l’homogénéité entre plusieurs exemplaires et, surtout, la fiabilité de l’AF en suivi. Tant que ces points ne sont pas documentés, il faut voir cet objectif comme une attente raisonnable, pas comme une précommande automatique.

Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE
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28-135 mm f/2,8 : pourquoi Samyang a abandonné le 24 mm

Le marché aurait préféré un 24-135 mm f/2,8.

Le marché demande souvent des choses impossibles, puis reproche aux fabricants le poids et le prix des objectifs qui tentent de les produire.

Passer de 28 à 135 mm avec une ouverture constante f/2,8 représente déjà une amplitude d’environ 4,8x. Samyang semble avoir choisi de renoncer au 24 mm afin de contenir l’ensemble à 854 g, plutôt que de créer une optique massive et hors de prix. Le constructeur ne détaille pas publiquement ce compromis de conception, donc il serait abusif de l’affirmer comme un fait. Mais c’est l’hypothèse optique et mécanique la plus crédible.

Ce compromis ne conviendra pas à tout le monde. En intérieur étroit, en immobilier, en architecture, en paysage ample ou en vlog, le 24 mm garde une valeur concrète. Quatre millimètres au grand-angle, ce n’est pas quatre millimètres. C’est une portion de scène qui peut décider si l’on obtient la photo ou si l’on recule contre un mur.

J’ai perdu une série de photos dans une galerie trop étroite en pensant qu’un 28 mm « ferait l’affaire ». Il faisait l’affaire, oui, mais il ne produisait pas les images dont j’avais besoin : les lignes étaient trop comprimées, le recul impossible, l’espace moins lisible. Depuis, je ne raconte plus que 24 et 28 mm sont interchangeables. Ils ne le sont pas.

Mais voilà l’autre vérité, moins confortable : sur une journée de reportage humain, 135 mm peut être plus utile que 24 mm. Un intervenant sur scène, une expression saisie à distance, un portrait serré pris sans interrompre une conversation, une main qui travaille. Tout cela échappe souvent au 24-70 mm dès qu’on refuse de changer d’objectif.

C’est le cœur de l’intérêt du Samyang. Il ne doit pas être évalué comme un 24-70 mm incomplet. Il doit être jugé comme une tentative de réduire les ruptures de rythme.

Et c’est là qu’il devient difficile à ignorer.

Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE
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Face au 24-70 mm, le confort contre la continuité

Un Sony FE 24-70 mm f/2,8 GM II reste le choix évident si votre travail réclame du 24 mm, une ergonomie professionnelle éprouvée, une faible masse relative et la sécurité d’un système haut de gamme. Mais il s’arrête à 70 mm. Le Samyang, s’il tient ses promesses, doublerait presque cette portée sans abandonner le f/2,8. Ce ne sont pas deux réponses à la même question.

Le premier sert mieux le photographe qui construit ses images autour de l’espace. Le second pourrait servir mieux celui qui doit préserver la continuité d’un reportage.

À un salon professionnel, j’ai un jour voulu voyager léger avec un 24-70 mm f/2,8. Excellent objectif, rien à dire. Sauf que les meilleurs gestes se passaient trop loin. J’ai monté un téléobjectif, puis j’ai eu besoin d’une vue d’ensemble, puis j’ai rechangé. Au final, ce n’est pas l’absence de piqué qui a coûté des images. C’est l’interruption.

Le Samyang 28-135 mm f/2,8 répond précisément à ce problème, mais avec une condition immense : son autofocus devra tenir le choc. LK Samyang annonce pour la première fois un moteur VCM sur l’un de ses objectifs autofocus, avec l’objectif de garantir une mise au point rapide et silencieuse. Très bien. Mais un acronyme ne vaut pas une série d’images nettes à 135 mm f/2,8 sur un visage en mouvement.

Voilà le test qu’il devra passer. Pas celui d’un graphique MTF isolé.

Face au 24-105 mm, la lumière contre la sérénité

Le Sony FE 24-105 mm f/4 G OSS reste plus logique pour les photographes qui privilégient le grand-angle, la stabilisation optique, une amplitude très équilibrée et une optique déjà bien connue. Il démarre à 24 mm, se termine à 105 mm et intègre l’OSS, là où Samyang n’a pas annoncé de stabilisation optique pour son 28-135 mm.

Samyang répondrait avec une ouverture f/2,8 : un gain d’un diaphragme par rapport à f/4. En pratique, cela peut permettre de descendre d’ISO 6400 à ISO 3200 à vitesse égale, ou de passer de 1/60 s à 1/125 s à sensibilité égale. Cela ne transforme pas une scène sombre en plein jour, évidemment. Mais en événementiel, en intérieur ou au crépuscule, ce diaphragme peut distinguer une image propre d’une image simplement sauvée.

Il y a pourtant une objection qu’il ne faut pas balayer : l’OSS du Sony 24-105 mm f/4 apporte une vraie sécurité pour les sujets statiques, notamment sur les boîtiers moins récents ou quand la prise de vue impose de ralentir. Le Samyang dépendra de la stabilisation du capteur des Sony compatibles. Pour un sujet qui bouge, l’ouverture f/2,8 reprend l’avantage ; pour une façade au crépuscule, la stabilisation garde du poids.

C’est une comparaison utile parce qu’elle refuse la réponse confortable. Le Samyang n’est pas « meilleur ». Il est plus lumineux, plus long et plus risqué, du moins tant qu’il n’a pas été testé.

L’AF VCM sera soit la révolution, soit le détail fatal

Samyang insiste sur son autofocus à moteur VCM, ou Voice Coil Motor. La marque présente cette technologie comme une première dans sa gamme AF et comme une solution conçue pour déplacer efficacement des groupes optiques plus imposants, avec discrétion.

Sur un zoom qui ouvre à f/2,8 et atteint 135 mm, c’est indispensable. Une erreur légère de mise au point devient vite une erreur totale. Ce n’est pas le genre de produit qui a le droit de réussir « presque » son autofocus.

J’ai compris ça après une série de portraits prise à pleine ouverture. Dans le viseur, l’œil semblait verrouillé. Sur l’écran de l’ordinateur, la netteté se situait quelques centimètres derrière. À faible définition, l’image restait acceptable. À taille d’impression ou de publication sérieuse, elle était perdue. Ce jour-là, j’ai arrêté de croire qu’un autofocus était bon parce qu’il affichait un carré vert.

Il faudra donc évaluer le Samyang sur un protocole moins glamour mais bien plus utile : suivi de visage qui avance vers l’appareil, détection de l’œil en contre-jour, action à faible lumière, séquences à cadence élevée, transitions vidéo, stabilité du point lors d’un changement de focale, respiration de mise au point et bruit enregistré par un micro proche.

Sans ces résultats, « VCM » reste une promesse. Pas une raison de sortir la carte bancaire.

Prix Samyang 28-135 mm f/2,8 : l’absence qui décide de tout

Aucun prix officiel n’a été annoncé pour le Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE au moment de la publication.

La seule projection honnête consiste à raisonner par seuil. Sous 1 400 €, Samyang aurait une arme très sérieuse : il proposerait une combinaison de focale et d’ouverture sans équivalent direct, à un niveau tarifaire où les compromis de finition ou de zoom externe seraient facilement acceptés.

Entre 1 400 et 1 700 €, le débat deviendrait plus dur. L’optique devrait prouver que son rendu à f/2,8, son autofocus et sa mécanique justifient l’attente face à un Sony 24-105 mm f/4 établi, un 24-70 mm f/2,8 associé à une focale fixe, ou un Tamron 35-150 mm f/2-2,8.

Au-delà de 1 700 €, le produit basculerait dans une zone où les utilisateurs exigeront une fiabilité de niveau professionnel sur la durée. Ce n’est pas impossible, mais Samyang devra alors vendre autre chose que la surprise de sa fiche technique.

Ne confondez pas une estimation de positionnement avec une fuite. Tant que la marque ne communique pas, le prix est inconnu.

Faut-il attendre le Samyang AF 28-135 mm f/2,8 FE ?

Oui, si vous possédez déjà un équipement fonctionnel, photographiez souvent du reportage, des événements, des portraits ou du voyage, et que vous cherchez à remplacer la combinaison 24-70 mm plus 70-200 mm par une seule optique lumineuse. Dans ce cas, attendre les premiers tests indépendants et le prix officiel avant février 2027 est rationnel.

Non, si vous avez besoin d’un objectif maintenant. C’est aussi simple que ça. Un produit annoncé ne couvre ni un mariage demain, ni un voyage le mois prochain, ni une mission rémunérée. Un Sony FE 24-105 mm f/4 G OSS, un 24-70 mm f/2,8 ou une combinaison de deux focales fixes restent des décisions plus sûres parce qu’elles reposent sur des produits disponibles, testés et connus.

Non également si 24 mm est indispensable à votre manière de photographier. On peut admirer l’audace d’un 28-135 mm f/2,8 sans faire semblant qu’il convient à tous les usages.

Le plus séduisant dans cette optique n’est pas qu’elle promette de tout faire. C’est qu’elle pose une question que les fabricants évitent depuis des années : combien d’images perd-on encore en cherchant, dans son sac, le bon objectif ?

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Jordan
Expert tech et chroniqueur photo
Jordan ne fait pas que tester des NAS — il les démonte, les pousse jusqu'à la panne, et en tire des conclusions que personne d'autre ne prend le temps de formuler. Entre deux firmwares et un feed Instagram soigné, il a développé une obsession : rendre la tech complexe enfin digeste.Chez pixfan.com, il couvre l'univers du stockage réseau et de l'IA embarquée avec un regard qui tranche — celui d'un utilisateur exigeant avant d'être un chroniqueur. Pas de langue de bois, pas de test bâclé. Juste une conviction : le bon matériel, bien compris, change vraiment la façon dont on travaille et crée.
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