Revivez vos souvenirs en argentique : Chroma Camera dévoile le Click

Anthony
Anthony - Rédacteur en chef
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L’argentique fait son grand retour. Chroma Camera, une entreprise britannique audacieuse, vient de lancer le Click, un appareil photo 35 mm à 125 £ (environ 145 €).

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Près de la moitié des 50 premiers exemplaires se sont envolés en quelques heures. Cette réussite éclair témoigne d’un appétit grandissant pour la photographie argentique.

Steve Lloyd, créateur et artisan basé à Liverpool, a conçu chaque détail dans son atelier. Son objectif ? Proposer un appareil accessible mais performant.

Chroma Camera Click, des caractéristiques pensées pour l’essentiel

chroma camera click

Le Click se distingue par sa simplicité assumée :

  • Objectif Double Glass 24 mm conçu sur mesure
  • Ouverture fixe à f/11
  • Obturateur magnétique réglé au 1/100ᵉ de seconde
  • Mise au point fixe d’un mètre à l’infini
  • Viseur intégré 24 mm
  • Masque demi-format pour doubler vos prises

Cette dernière fonctionnalité change la donne. Vous pouvez capturer deux fois plus d’images par pellicule.

Page de vente du Click : https://chroma.camera/products/chroma-click-35mm-compact-camera-with-24mm-double-glass-lens

Lloyd n’a pas improvisé. De 15 à 20 prototypes ont vu le jour avant la version finale. Il a collaboré avec Jason Lane, concepteur optique reconnu, pour développer l’objectif Double Glass.

Kosmo Foto a testé des modèles prototypes en début d’année. Leurs retours ont permis d’affiner le produit.

« Je fabrique des appareils utilisant des objectifs grand et moyen format depuis 2018 », confie Lloyd. « Mais j’ai toujours rêvé de créer mon propre appareil complet. Un produit prêt à l’emploi. »

Un marché qui explose

Les chiffres donnent le vertige. Le secteur mondial de la photographie argentique pèse 1 188 millions USD en 2025. Les prévisions tablent sur 1 745,56 millions USD d’ici 2030.

Les appareils 35 mm dominent largement. Ils représentent 55 % de la valeur totale du marché en 2024.

La génération Z mène la charge. Ces jeunes photographes recherchent une approche différente. Plus tactile. Plus réfléchie. Moins instantanée.

L’année dernière, Pentax a frappé fort avec le Pentax 17. C’était le premier nouvel appareil argentique 35 mm d’une grande marque depuis presque 20 ans.

Lloyd avait initialement prévu un lancement Kickstarter début 2025. Il a finalement opté pour la vente directe. Cette décision s’est révélée judicieuse. Le Click rejoint ainsi un club très fermé. Peu de nouveaux appareils argentiques 35 mm entrent en production chaque année.

L’argentique, un choix délibéré

Chaque clic compte. Contrairement au numérique, vous ne mitraillez pas. Vous composez. Vous réfléchissez. Vous attendez le bon moment.

Cette philosophie séduit une génération saturée d’images éphémères. Le Click incarne cette démarche : accessible, simple, efficace.

Le Click prouve qu’innovation rime avec simplicité. Lloyd a créé bien plus qu’un appareil. Il offre une expérience photographique authentique à prix abordable.

Les réactions sur Reddit

Malgré l’enthousiasme affiché de l’autre côté de la Manche, le consensus est sévère sur Reddit, Les utilisateurs comparent défavorablement l’appareil à des jetables bon marché. Westerdutch souligne que les propriétés optiques sont « pires qu’un jetable pour dix fois le prix ».

Allencb va plus loin : « La qualité d’image équivaut à mon Kodak Brownie Hawkeye de 70 ans, qui coûte entre gratuit et 20 $. »

Les comparaisons font mal. Plusieurs commentateurs pointent des alternatives plus intéressantes :

  • RETO UW&S : moins de 25 € contre 140 € pour le Click
  • Kodak Snapic a1 : 99 € avec flash auto, rembobinage automatique et meilleur rendu
  • EOS 300 d’occasion + objectif 50mm 1.8 : même prix, performances supérieures
  • Diana de Lomography : plus de fonctionnalités pour moitié prix
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Rédacteur en chef
Anthony n'est pas "passionné de photographie" comme on l'est de yoga ou de batch cooking. C'est un autodidacte qui a construit son œil en dehors des écoles, ce qui signifie qu'il a commis des erreurs que les formations évitent soigneusement d'enseigner — et qu'il en a tiré une grammaire visuelle qui lui appartient vraiment. Sa signature tient en trois obsessions : compositions qui respirent, couleurs qui ne crient pas, textures qu'on a envie de toucher à travers l'écran. Sur Pixfan, il partage non pas pour "inspirer" (ce mot ne veut plus rien dire), mais pour montrer les coulisses sans filtre — les ratés, les objectifs vintage qui déçoivent, le workflow qui a failli le rendre fou avant de devenir une évidence.
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