Nikon vient de glisser en catalogue une déclinaison du Nikon Z6 III sans Wi-Fi, repérée d’abord chez B&H, sans le moindre communiqué de presse. Et le comble de l’histoire, c’est que cette version amputée coûte plus cher que l’originale.
Une puce en moins, un motif clair
Pas de Wi-Fi, pas de Bluetooth. Physiquement retirés, pas juste désactivés dans un menu. Concrètement, ça veut dire zéro SnapBridge, aucun tag GPS automatique via smartphone, et aucun transfert d’image sans câble. Les ports USB restent là, pour l’alimentation et le transfert filaire, mais toute la couche sans fil a disparu. NikonRumors est clair sur la cible: gouvernements, forces de l’ordre, tout environnement où une puce radio active représente un risque de sécurité, pas un confort. On comprend la logique. Ce qu’on comprend moins, c’est la suite.

Le calcul qui ne passe pas
Même capteur 24,5 Mpx plein format. Même rafale à 20 im/s. Même poids, même autonomie. La seule différence tangible, c’est le prix, et il grimpe dans le mauvais sens. Aux États-Unis, le Z6 III classique est à 2 696,95 $, la version sans Wi-Fi à 3 079,95 $, soit près de 400 $ de plus pour des fonctions retirées. NikonRumors donne des chiffres légèrement différents (2 379,95 $ contre 1 996,95 $), mais l’écart pointe toujours dans le même sens. Et le Z6 III standard profite en plus d’une remise de 700 $ actuellement, ce qui creuse encore le fossé. Payer plus pour moins, c’est le genre de logique qui ne survit pas à un simple calcul sur un coin de table.
| Modèle | Prix US (USD) | Prix converti (EUR, approx.) | Wi-Fi / Bluetooth |
|---|---|---|---|
| Nikon Z6 III (standard) | 2 696,95 $ | ~2 490 € | Oui |
| Nikon Z6 III (sans connectivité) | 3 079,95 $ | ~2 840 € | Non (puces retirées) |
| Écart | +383 $ | +350 € environ | — |
Nikon Z6 III sans Wi-Fi : ce que je ferais à votre place
J’ai testé le mode avion du Z6 III standard des dizaines de fois sur des reportages où la discrétion radio comptait. Ça fonctionne. Ça coupe tout, Wi-Fi et Bluetooth, en un geste, sans qu’un technicien vienne dessouder une puce en usine. Sauf contrainte réglementaire précise, comme un audit de sécurité gouvernemental ou un protocole de chaîne de preuve en criminalistique, cette version n’a aucune raison d’exister dans un sac photo classique. Nikon a déjà sorti des boîtiers sans radio pour des marchés très spécifiques, mais jamais pour convaincre le grand public de payer un supplément.
La vraie question, ce n’est pas « faut-il l’acheter », c’est pourquoi Nikon n’a même pas pris la peine de l’annoncer. Et vous, un appareil sans Wi-Fi, ça vous tenterait pour quel usage précis ?
