Zinedine Zidane par David Ken, les coulisses du shooting.

Qui ? : Zinedine Zidane
Où ? : Dans un couloir d’hôtel près du Zénith, Porte de Versailles
Quand ? : Décembre 2009
Pourquoi ? : Couv. de TV Grandes Chaînes
Comment ? : Efficacement

Zinedine ZidaneCelui qui a photographié Zizou
© David Ken

Pour annoncer un concert caritatif et une émission de télé dédiés à ELA, l’association européenne contre les leucodystrophies que parraine Zinedine Zidane, on me demande une photo de couv. associant Sandrine Quétier, Florent Pagny et… Zidane.

Les idoles adulées par des millions de fans perdent souvent leurs prénoms sur le chemin de leur célébrité. Un dieu vivant n’est plus un homme ; chacune de ses images gagne un statut d’icône, chacun de ses gestes devient un signe. Si vous approchez Dieu attendez-vous à devenir « celui qui a vu Dieu ». Je vais donc ne plus être un court instant que « celui qui photographie Zidane » et sans doute rester longtemps « celui qui a photographié Zidane ». Et pourquoi pas ? Oui mais quand ?

Les dieux se font attendre, malgré eux…Les foules en prière devant leurs temples, les adorateurs zélés, les amoureux transis, les médias et les fans en délire dévorent tout leur temps. Enfin le voilà. Nous disposions de trois heures et je n’ai plus qu’une minute chrono. Très pro, très aimable, adorable même, d’une politesse rare, saluant tout le monde, souriant, Zizou se prête au jeu. Je shoote la couv. Bonne dynamique, merci Sandrine, merci Florent, beaux sourires, merci à tous les trois. En marge, presqu’au vol, entre deux portes, je tente ce portrait. Comment dire ? Efficace, propre. Déjà vu ? Zidane est généreux, il offre son image à qui la lui demande, comme au garde du corps d’à peu près deux mètres cubes de l’hôtel, ému aux larmes comme une midinette. Quant à moi, j’ai croisé l’idole attendue mais je n’ai pas eu le temps de rencontrer l’homme que j’attendais. C’est un peu normal ; un dieu charitable doit se soucier de tous ses fidèles. C’est un peu dommage mais c’est la règle du jeu ; j’aurais tant aimé l’avoir tout à moi le temps nécessaire. Une autre fois, peut-être ?

Extrait du livre « Trait pour traits » en préparation avec Nicolas Gouzy

Lien : http://www.davidken.com/

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