La Maison de ventes Oger – Blanchet met aux enchères le vendredi 8 novembre 2013 à Drouot un ensemble de près de 85 tirages vintage, d’une même provenance, retraçant les différents aspects de la carrière photographique de Laure ALBIN GUILLOT (1879-1962).

Artiste majeure de l’entre-deux-guerres en France, très proche des arts décoratifs, grande technicienne et consciente des enjeux esthétiques de son époque, elle s’est fait connaître dès les années 1920 pour ses photographies de mode et ses portraits mondains. Mais c’est en publiant Micrographie décorative en 1931 que Laure Albin Guillot obtient une renommée internationale. Elle multipliera dès lors publications et livres d’artiste, expositions et commandes institutionnelles.

Le corpus présenté est dominé par une importante section de nus féminins, thème de prédilection de la photographe, qu’elle travaille comme sujet d’expérimentation pour la lumière, les cadrages, l’épure des courbes. Elle tend vers un esthétisme rappelant le travail de sculpteurs tels Rodin ou Bourdelle. Une série de nus au drapé permet ainsi de saisir son processus créatif : chacun des tirages, par son infime différence avec les autres, souligne un aspect que l’artiste cherchait à mettre en exergue.

Laure Albin Guillot© Laure Albin Guillot

La section des portraits offre un étonnant Portrait post-mortem, circa 1930-1940, sur feuille d’or : une technique rarissime qui a fait la légende de Laure Albin Guillot (400 / 600 €). Y figurent également des portraits d’intellectuels : François Mauriac, circa 1940, épreuve Fresson d’époque (200 / 300 €) ; Paul Valery (1871-1945) sur son lit de mort, 1945, épreuve argentique d’époque (600 / 800 €).

Laure Albin Guillot a, par ailleurs, compris très tôt l’intérêt de la photographie pour la publicité, domaine dans lequel elle a joué un rôle actif. Sans renoncer à sa sensibilité et son esthétique, la photographe produit des images, cette fois amusantes, en recourant à des montages. La composition se suffit à elle-même et tout texte apparaît superflu, comme le prouve les trois épreuves argentiques d’époque réalisées pour la promotion du sédatif Valbrol, circa 1930-1940 (300 / 400 €).

Avec des estimations comprises entre 200 et 3 000 €, la plupart de ces tirages restent accessibles et permettent d’acquérir une œuvre d’une figure emblématique de la photographie française du XXe siècle.

Ventes aux enchères publiques – Hôtel Drouot – salle 7 :
Vendredi 8 novembre 2013 à 14h

Expositions publiques :

Jeudi 7 novembre 2013 de 11h à 18h
Vendredi 8 novembre 2013 de 11h à 12h

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