Programme Festival du Regard 1ère édition.

La première édition du festival de photographie « Le Festival du Regard » se déroule jusqu’au 30 août 2015 à Saint-Germain-en-Laye, Le Port-Marly et Marly-le-Roi/Louveciennes. Le programme Festival du Regard propose des expositions ayant pour thème « l’Humain ».

Les photographies présentées ainsi que les scénographies sont le fruit d’une collaboration entre les artistes ou les galeries qui les représentent et le festival. Les organisateurs ont choisi de mettre à l’honneur la Chine et faire découvrir les photographes du pays invité.

Tout au long de ce festival d’été, différentes activités viennent ponctuer les expositions : concert de jazz, vernissages et conférences diverses. Le projet FUJI en partenariat avec FUJIFILM réunit des photographes de la marque qui animent des ateliers alloués par la ville sur le thème du Portrait.

Li Wei

Né en 1970 dans le Hubei, province du Centre de la Chine, Li Wei s’installe à Pékin en 1993. Il débute ses études artistiques en se consacrant d’abord à la peinture à l’huile, qu’il délaisse, la jugeant trop traditionnelle. Rendu célèbre mondialement par ses photo performances folles, Li Wei met en scène son propre corps – et souvent celui d’autres figurants – dans des paysages contemporains en créant l’illusion de situations tant dangereuses que comiques, parfois hilarantes. Les photographies de Li Wei interrogent les perceptions de l’espace physique et social, en exprimant un désir d’apesanteur et d’affranchissement des contraintes corporelles comme spirituelles.

Programme Festival du Regard© Li Wei

Programme Festival du Regard© Li Wei

Maleonn

Bien qu’élevé par sa grand-mère, Maleonn est né de parents artistes, une mère actrice et un père directeur du principal opéra de Shanghai à l’aube de la révolution culturelle. Maleonn est dès sa plus tendre enfance scolarisé dans des écoles d’art. Des années plus tard, après avoir obtenu son diplôme en Arts de l’Université de Shanghai Maleonn travaille aussi en tant que réalisateur de vidéos publicitaires développant encore sa technique de photographe et vidéaste tout en attisant son envie de créer en toute liberté. Face à ses œuvres, le public est invité à plonger dans son imaginaire foisonnant. Depuis, en dépit de son jeune âge, il a été reconnu comme l’un des 50 artistes les plus importants au niveau international par le magazine japonais MAC. Le photographe a été exposé dans les principaux musées de Shanghai, du Musée des Beaux Arts au MOCA, au Victoria & Albert Museum de Londres, au De Voss Museum au Michigan ou encore le Musée de la Photographie Contemporaine de Chicago.

maleonn_my_photo_studio-4© Maleonn

maleonn_days_on_the_cotton_candy-01© Maleonn

Yang Yi

Né à Kaixian dans un petit village construit sur un affluent du fleuve Yangtse, Yang Yi voit son village natal submergé par les eaux en 2009, alors qu’il a 37 ans. Utilisant les techniques de retouche numérique au service de sa photographie, Yang Yi met en scène des villes fantômes submergées par les eaux et dont les rares habitants, équipés de masques et de tubas, continuent de vaquer à leurs occupations quotidiennes. La force des photos de Yang Yi réside dans le culte du souvenir qu’elles entretiennent. Ses images sont porteuses d’un souvenir mais surtout d’un témoignage comme le sont bien souvent les images « d’archives ».

J-181© Yang Yi

Liu Bolin

Né en 1973, Liu Bolin réalise des performances étonnantes lors desquelles il parvient à se camoufler dans le décor qui l’entoure, tout en rendant visible son invisibilité. Mobilisant un large éventail de disciplines artistiques, de la sculpture au body art, du happening à la photographie, Liu Bolin pose devant l’objectif durant des heures, aussi immobile qu’une statue. Les photographies de Liu Bolin, fondu dans les étalages des supermarchés ou les kiosques à journaux, illustrent aujourd’hui les pages des revues d’art du monde entier et circulent sur le web. Phénomène très curieux que celui d’un artiste qui obtient une grande notoriété et une visibilité médiatique en jouant à « l’homme invisible ».

Yang Yongliang

Né en 1980 en Chine, Yang Yongliang vit et travaille à Shanghai. Son travail qui utilise la photographie comme matériau, s’intéresse à la relation entre la vie moderne et la nature. Depuis le début de sa carrière artistique en 2006, ses œuvres sont abondamment collectionnées et exposées, notamment au Bates College Museum of Art (États-Unis), au British Museum et au Red Mansion Foundation (Londres), au MoCA (Shanghai) et en tant qu’artiste résidant au Gyeonggi-do Museum of Modern Art (Corée). Il participera cette année à la 2e biennale de Thessalonique (Grèce). Yang Yongliang a passé dix ans de sa jeunesse à étudier la peinture traditionnelle chinoise et la calligraphie. Il est diplômé du China Fine Art Academy Institute, section Communication visuelle. Il vit et travaille à Shanghai et donne des cours au Shanghai Institute of Vision Art. Son travail a figuré dans le China Pingyao International Photography Festival 2007 et à Art Miami 2008. Journaliste, il a également été directeur artistique des Rencontres d’Arles en 2009.

Chen Jiagang

Né en 1962 en Chine, Chen Jiagang a étudié l’architecture à Chongqing avant de devenir photographe professionnel en 2001. Ses images à grande échelle, parfois jusqu’à 4m de large sont un mélange de photoreportages et de photographies conceptuelles par étapes. Il visite un grand nombre de villages et d’usines abandonnés qu’il représente dans ses œuvres. Sa région, non loin du récif montagneux, accueillit dans les années 1960 les industries stratégiques chinoises repliées vers l’intérieur par peur d’une attaque américaine. Chen expose au grand jour ce qu’il ne faut pas montrer ou ce qu’on ne veut pas voir de la Chine contemporaine, exhume les cadavres, les victimes collatérales de cette course absurde au développement. Revenant une fois encore sur les lieux où il a grandi, il nous donne à voir ces paysages désolés, désertiques ou au contraire sur-urbanisés, qui sont comme sortis de terre. Si les photographies monumentales de Chen aux couleurs passées, presque sépia, et contrastées réactivent l’un des sujets de prédilection de l’artiste, l’exploitation et la destruction des campagnes chinoises au profit des grandes villes, elles invitent également à la nostalgie et au souvenir, émotions que symbolisent les figures incongrues et fantomatiques qui flottent sur ces paysages de désolation.

Wang Nindge

Wang Nindge est né en 1972 dans la province de Laioning en Chine. Après avoir obtenu son diplôme de la Lu Xun Fine Arts Academy, la pratique artistique de Wang Nindge a constamment exploré les éléments fondamentaux de la photographie : la lumière, la papier, l’image et la nature. Dans ses œuvres, Wang Nigde va plus loin en déconstruisant la forme de l’image originale et sa représentation, dans le but de la reconstruire plus tard pour le spectateur comme un mirage photographique abstrait et inversé. Afin de distiller l’essence de l’image, Wang Ningde emploie les photographies d’images simples (des arbres, des nuages, un chien) qu’il soumet ensuite à un processus méticuleux de mesure, découpage et installation pour filtrer et projeter la dite image à travers la lumière et les ombres.

Zhou Jun

Né dans la province de Nanjing en Chine en 1965, Zhou Jun obtient son diplôme de photographie de la Nanjing Normal University en 1990 et vit actuellement à Pékin. Il utilise principalement des pellicules grand format pour produire des négatifs qu’il parcourt, manipule et imprime pour créer de grandes œuvres photographiques sans cadre. Ses œuvres sont principalement des photographies en noir et blanc sur lesquelles il superpose du rouge. Il met l’accent sur la rénovation et le développement rapide et parfois brutal de la Chine, en mettant en scène l’environnement bâti. Il est profondément conscient de l’expansion des villes chinoises et de la perte de l’architecture traditionnelle, qui représente selon lui la déperdition de la culture chinoise au profit de la mondialisation.

Guy Le Querrec

Né en 1941 à Paris, il est membre de l’agence Magnum Photos. L’Afrique et le jazz occupent une place importante dans son travail. Il fait ses débuts professionnels en 1967 et travaille par la suite pour l’hebdomadaire Jeune Afrique. En 1972, il est l’un des cofondateurs de l’agence Viva, qu’il quitte quatre ans plus tard, pour rejoindre Magnum Photos. Guy Le Querrec fait partie de ces photographes de tempérament pour qui la relation avec le sujet est primordiale. Se réclamant du photoreportage avec une approche caractéristique pour se river à son sujet, Guy Le Querrec sublime la banalité. Pédagogue de génie, il a dirigé de nombreux stages à l’étranger et en France et plus particulièrement aux Rencontres d’Arles.

Gilles de Beauchêne

Né en 1964, Gilles de Beauchêne a d’abord travaillé comme informaticien au CNRS avant d’embrasser la photographie, une passion qui l’anime depuis ses 14 ans. Gilles de Beauchêne est un photographe de l’imaginaire, qui flirte en permanence avec le réel. Avec une alchimie subtile, et une maîtrise technique impressionnante, il nous ouvre, à chaque photographie, une lucarne magique dans son monde. Sa photographie s’enrichit en permanence par le travail qu’il effectue pour de grandes maisons où l’exigence et l’élégance dominent, telles que : Hermès, Fred Joaillier, Cognac Hennessy, Château d’Yquem, HSBC Private Bank, Neuhaus, Grey Goose. Ces commandes, loin de brider sa créativité, lui ont permis d’étoffer encore ses mondes imaginaires et son travail personnel.

Serie 3 ESKIMO 021
© Gilles de Beauchêne

gilles_de_neauchene© Gilles de Beauchêne

Marion Dubier-Clark

Formée à l’école de photographie EFET, Marion Dubier-Clark se perfectionne dans l’art du portrait et du paysage à travers divers voyages notamment aux Etats-Unis. Elle réalise des tirages Fine Art pour la BNF, expose dans plusieurs galeries à Paris et collabore avec divers magazines. En 2009, elle auto-édite et distribue un premier livre « 100 Polaroids ». Après le succès de cette première expérience, elle auto-édite à nouveau en 2011 : « Polaroids / From New York to New Orleans » et en 2012 : « From San Francisco to Los Angeles » présentant ses impressions de voyage à travers les USA. En septembre 2013, elle est exposée à la Tokyo Arts Gallery à Tokyo. En 2014, elle devient ambassadrice Fujifilm.

Vee Speers

Artiste australienne vivant à Paris, Vee Speers est tombée très jeune amoureuse de la photographie en assistant son père dans la chambre noire. Fascinée de voir apparaître ses portraits comme par magie, l’artiste s’est fait connaître également par ses portraits mettant en scène l’enfance, de brefs contes, d’un monde anarchique qui n’appartient qu’aux enfants et dans lequel l’adulte qui commande n’a pas sa place. Prises devant un fond sans cadre temporel, ses représentations du jeu enfantin sont aussi capricieuses que menaçantes. L’imagerie de Vee Speers déclenche des souvenirs non seulement de nos propres jeux d’enfants mais aussi de notre peur à l’égard des responsabilités associées à notre futur. Elle a exposé dans le monde entier, notamment à Londres, Paris, Miami, New York, Atlanta. Son travail est apparu sur les couvertures et les pages des plus grands magazines, parmi lesquels The Sunday Times, Photo International, Images Magazine, A Conceptual Magazine et Bloom.

vee_speers© Vee Speers

Matthias Olmeta

Né à Marseille, il quitte la France à l’âge de 18 ans pour la Californie où il va étudier la photographie et les arts visuels. Diplômé de l’université de Santa Monica, Los Angeles, en 1991, il effectue de nombreux voyages (Londres, Paris, New York, Berlin, Anvers, Bangkok, l’Amérique du Sud) qui marquent son travail de photographe. Il participe à des ateliers photographiques au sein de groupes en souffrance ou en marge (prostituées grecques, internés psychiatriques de La Havane…). Il a publié plusieurs livres d’artistes et exposé à Paris, Galerie du Jour agnès b., Galerie Serge Plantureux, à la Royal Academy of Art, Londres, à Cuba et Los Angeles, à Marseille à la galerie Hélène Detaille.

kristian_i_ matthias-olmeta© Matthias Olmeta

Michael Kenna

Né en 1953 à Widnes, une petite ville industrielle du nord-ouest de l’Angleterre, Michael Kenna entreprend un cycle d’études de trois ans au London College of Printing, où il étudie la photographie et obtient, en 1976, son diplôme avec mention. Tout en réalisant, au début de sa carrière, des travaux de commande pour la publicité, il entreprend une oeuvre personnelle essentiellement consacrée au paysage. Il construit son oeuvre par grands chapitres : des projets prévus sur le long terme qui peuvent demander des allersretours vers des lieux connus, qu’il a déjà photographiés maintes fois, et qu’il explore inlassablement. De façon plus affirmée encore : son oeuvre sur les camps de concentration, exposé à la BNF en 2000, a requis plus de dix ans de travail et l’a emmené à de nombreuses reprises dans les différents camps nazis répertoriés.

michael_kenna_japan© Michael Kenna

Julie de Waroquier

Potographe autodidacte et professeur de philosophie, Julie de Waroquier a commencé la photographie en 2008. Elle se distingue depuis 2010 en remportant plusieurs prix nationaux et internationaux, dont l’International Emerging Artist Award. Dans un univers empreint de mystère et fait de rêves, Julie explore et questionne les profondeurs de l’âme humaine pour créer un monde enchanteur. Elle cherche avant tout à retranscrire une émotion, pas forcément la sienne mais une émotion que l’on pourrait tous avoir. L’oeil de Julie de Waroquier enveloppe la réalité d’un filtre irréel. Sa photographie représente les tribulations mélancoliques et nostalgiques d’une jeune femme entre les différents lieux liés à son enfance, parcourant l’espace-temps entre souvenirs et réalité. Fin 2012, elle publie son premier livre « Rêvalités » aux éditions KnowWare. En 2014, ce livre est adapté en court-métrage, en collaboration avec le réalisateur Damien Steck.

Masao Yamamoto

Né en 1957 à Gamagõri (Japon), Masao Yamamoto est un photographe indépendant, connu pour ses petites photographies cherchant à individualiser les impressions photographiques comme objets. Yamamoto suit d’abord des études de peinture, en particulier la peinture à l’huile avec Goro Saito à Gamagõri. Il utilise la photographie pour capturer des images évoquant les souvenirs. Il brouille les frontières entre la peinture et la photographie en expérimentant avec les surfaces d’impression. Il change les couleurs, les tons (avec du thé), peint, et déchire ses photographies. Ses sujets incluent les natures mortes, le nu et les paysages. Il fait monter aussi des installations avec ses photographies pour montrer comment chacune d’entre elles fait partie d’une plus large réalité.

Algis Griskevicius

Né en 1954 à Vilnius (Lituanie), Algis Griskevicius finit ses études en 1973 et intégre l’école d’Art de Vilnius de 1980 à 1985. A la même époque, il travaille comme artiste et peintre de scène au théâtre des jeunes acteurs de Vilnius. Il commence à participer à des expositions en 1986 et travaille comme artiste indépendant en 1990. Il organise plus de 60 expositions solos et participe à plus de 100 expositions collectives en Lituanie et à l’étranger. Il a exposé dans le monde entier : Laos, Tunisie, Italie, Canada, France, etc.. Célèbre pour ses tirages en noir et blanc, la photographie de Algis est facilement reconnaissable par sa créativité et sa relation aux formes d’art traditionnel comme la peinture, la sculpture et le théâtre. Griskevicius dépeint les structures complexes et ses photographies représentent le résultat final d’un long processus créatif, qui sort directement de son imagination.

Alexei Titarenko

Né en 1962 à Leningrad (Russie), Alexei Titarenko étudie dès 1977 pendant un an le photojournalisme et la photographie à l’université des relations sociales de Leningrad. Il devient membre du club photo « Zerkalo » (Miroir) en 1978. Il obtient en 1983 un Master des Beaux-Arts du département de l’Art photographique et cinématographique de l’Institut de la Culture de Leningrad, avec une dernière année de thèse consacrée à la photographie française au 19e siècle. Il rejoint en 1989 le groupe de photographes Ligovka et organise en 1999 sa première exposition. Les photographies de rue d’Alexei Titarenko sont d’une beauté d’épouvante. Sombres et baignés d’irréalité, ses clichés montrent des vides ou des pleins, des foules ou des places dépeuplées. Ces images rendent avec force la puissance d’une foule urbaine en mouvement ainsi que sa fragilité, son effacement. Le style très personnel d’Alexey Titarenko lui a été inspiré par les contraintes techniques de la photographie française du XIXe siècle. Saint-Petersbourg domine son oeuvre mais il a aussi travaillé à Venise et à La Havane, des villes dont l’atmosphère historique intensifie le caractère intemporel de ses images.

Informations pratiques

1ère édition
du festival photographique
« Festival du Regard »

Expositions du 20 juin au 30 août 2015

À 30 min de Paris-Opéra avec le RER A – Ligne 1 jusqu’à La Défense-Grande Arche puis RER A Saint-Germain-en-Laye

Site en ligne fin avril : http://www.festivalduregard.com/

LAISSER UN COMMENTAIRE

Merci d'entrer votre commentaire
Merci d'indiquer votre nom