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Voyagez à travers les cultures autochtones avec Pierre de Vallombreuse

©Pierre de Vallombreuse

Un regard authentique sur la diversité humaine

Le Prix Viviane Esders récompense chaque année la carrière d’un photographe européen professionnel indépendant de plus de 60 ans et toujours en activité.

Pierre de Vallombreuse, lauréat du prix Viviane Esders 2023

Ce photographe engagé trouve dans l’image une façon de vivre des aventures intenses et de raconter des histoires, en particulier celles des peuples autochtones. À travers ses photographies, il témoigne de la diversité de notre monde et de l’importance de préserver les différentes cultures, une lutte qu’il considère essentielle face à la disparition rapide de la biodiversité et de la diversité sociale, deux éléments étroitement liés.

Dès ses débuts, il a ressenti la nécessité de défendre la pluralité des cultures, et il utilise la photographie comme un moyen de résistance face à cette urgence. Son voyage à Bornéo en 1985, où il rencontre les derniers nomades de la jungle, les Punans, bouleverse sa vie et le transforme en témoin nomade. Depuis lors, il parcourt les cinq continents pour témoigner inlassablement de la vie des peuples autochtones.

Au fil des années, il a constitué une collection photographique unique de plus de 140 000 clichés, portant sur 42 peuples différents, rendant ainsi hommage à la précieuse diversité du monde. La démarche du photographe vise à susciter des réflexions sur les civilisations et à inciter chacun à se questionner sur ces sujets cruciaux.

Pierre de Vallombreuse
Bassin houiller de Jariah. Jarkhand, Inde, 2010. Une jeune fille vient d’etre abandonnée sur la route, loin de chez elle par ses parents trop pauvres.
©Pierre de Vallombreuse

« C’est un véritable engagement
politique qui me pousse à
photographier. Je suis un témoin. »

Pierre de Vallombreuse

Quelles sont les régions du monde que le photographe a photographiées ?

Asie du Sud-Est : Vallombreuse a passé beaucoup de temps à explorer les pays d’Asie du Sud-Est, tels que l’Indonésie, les Philippines, la Malaisie et la Thaïlande. Il a documenté la vie des tribus indigènes de ces régions, mettant en lumière leur culture et leurs traditions.

Amazonie : Vallombreuse s’est également rendu en Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde, où il a photographié les communautés indigènes vivant en harmonie avec la nature.

Polynésie française : il a par ailleurs visité la Polynésie française, un archipel composé de nombreuses îles paradisiaques. Ses photographies de ce lieu idyllique mettent en valeur la beauté naturelle et la culture locale.

Inde : Vallombreuse a exploré différentes régions de l’Inde, y compris des zones rurales et des communautés tribales. Ses photographies illustrent la diversité culturelle et religieuse de ce pays.

Afrique : Vallombreuse a aussi voyagé en Afrique, où il a photographié des tribus et des communautés vivant dans des environnements variés, tels que les Maasai au Kenya et les Pygmées en République démocratique du Congo.

Pierre de Vallombreuse
La Vallée. Palawan. Philippines. 1994. Un Palawan rentre dans la caverne familiale, une hotte remplie de bananes et d’ananas cueillis dans les jardins potagers de la vallée où sont produites de nombreuses variétés de fruits et de légumes. ©Pierre de Vallombreuse

Quels sont les thèmes récurrents dans son travail ?

La diversité culturelle : le photographe met en valeur la richesse des différentes cultures et traditions des peuples autochtones. Il documente leurs modes de vie uniques et leurs coutumes, mettant en évidence la diversité de l’humanité.

La relation homme-nature : ses photographies décrivent souvent la relation étroite entre les communautés autochtones et leur environnement naturel. Il met en évidence leur dépendance mutuelle et leur harmonie avec la nature.

La résilience : le photographe met en avant la résilience des peuples autochtones face aux défis auxquels ils sont confrontés, tels que la perte de leurs terres, la mondialisation et les changements climatiques. Il montre leur capacité à préserver leurs traditions et à s’adapter aux changements.

L’injustice sociale : son travail soulève également des questions d’inégalité et d’injustice sociale auxquelles sont confrontés les peuples autochtones. Il met en lumière les problèmes tels que la discrimination, l’accès limité aux ressources et les conflits territoriaux.

« Pierre de Vallombreuse s’est engagé, utilisant le témoignage photographique, pour l’existence et la survie de tous les peuples victimes historiquement des États nationaux et dont les civilisations sont victimes de notre civilisation. Il s’est découvert dans sa propre humanité en découvrant leur humanité. Dans ce combat, s’est révélé également le sens de sa vie ».

Edgar Morin
Pierre de Vallombreuse
La Vallée. Palawan. Philippines, 2016. Un jeune se balance dans les airs. Une chutte et il fera un vol de quelques dizaine de mètres.
©Pierre de Vallombreuse

Quelle est l’importance de la photographie dans la sensibilisation aux problèmes des peuples autochtones ?

Témoignage visuel : les photographies permettent de documenter et de témoigner visuellement des réalités vécues par les peuples autochtones. Elles peuvent capturer des moments significatifs, des situations difficiles ou des aspects culturels importants.

Portée mondiale : les photos peuvent être partagées et diffusées à travers le monde, ce qui permet de sensibiliser un large public aux problèmes rencontrés par les peuples autochtones. Elles peuvent susciter l’empathie, l’indignation et encourager l’action en faveur de leur cause.

Préservation culturelle : les images peuvent contribuer à la préservation de la culture des peuples autochtones en documentant leurs traditions, leurs rituels et leur mode de vie. Elles peuvent également aider à lutter contre l’effacement de leur identité culturelle.

Amplification des voix : elles peuvent donner une voix aux peuples autochtones en mettant en lumière leurs revendications, leurs luttes et leurs réussites. De plus, elles permettent de faire entendre leurs histoires et de mettre en évidence les injustices auxquelles ils sont confrontés.

Pierre de Vallombreuse
La Vallée. Palawan, Philippines, 2016. Une famille va redescendre vivre dans le fond de la vallée, les poules font partie du déménagement.
©Pierre de Vallombreuse

« Lorsque j’arrive dans une communauté, j’abandonne autant que je peux mon « moi social » pour n’être plus qu’une sorte de nouveau-né qui essaye de comprendre, sans préjugés, comment les gens vivent à tel endroit du globe. Comprendre, c’est avoir moins peur »

Pierre de Vallombreuse

Comment Vallombreuse approche-t-il ses sujets photographiques ?

Sa méthode de travail se caractérise par une approche respectueuse et collaborative. Il passe du temps avec les communautés qu’il photographie, vivant parfois avec elles pendant de longues périodes. Cette immersion lui permet de comprendre et de saisir la réalité de leur quotidien, ainsi que les enjeux auxquels ils sont confrontés.

Le photographe privilégie aussi une approche documentaire, cherchant à capturer la vérité et l’authenticité de ses sujets. Ses photographies sont souvent des portraits intimes et puissants, révélant la dignité et la beauté des personnes qu’il photographie.

En plus de son travail photographique, Pierre de Vallombreuse est également un défenseur des droits de l’homme et de l’environnement. Il utilise sa voix et ses images pour sensibiliser le public aux problèmes sociaux et environnementaux auxquels font face les communautés qu’il rencontre.

Antony Barroux
Antony Barroux
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