Le meilleur de la photographie environnementale de l’année 2019

Anthony
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Depuis 2007, l’organisation professionnelle CIWEN qui réunit des membres issus de 89 pays organise le prix du Photographe de l’environnement de l’année. Ce prix célèbre le meilleur de la photographie environnementale dans le monde entier.

Ce prix permet de témoigner des terribles impacts de l’activité humaine sur notre planète, mais rend également hommage à la capacité de l’humanité à innover pour surmonter les défis du développement durable.

Le concours soutient les appels à l’action lancés dans le cadre des objectifs des Nations unies en matière de développement durable et reconnaît la nature complexe et interdépendante du développement, de la réduction de la pauvreté, de l’action climatique et des efforts de tous les secteurs pour faire face aux problèmes qui définissent notre époque. Ce concours est soutenu par le programme des Nations unies pour l’environnement, Arup et Olympus.

Les lauréats ont été annoncés en marge du Sommet des Nations Unies sur le climat qui s’est tenu à New York en septembre 2019. 

Les photographies lauréates permettent de mesurer les impacts du changement climatique partout dans le monde. Ce prix consacré à la photographie environnementale a été créé pour inspirer le changement chez les dirigeants politiques, les décideurs et le grand public.

Invisible par Valerie Leonard, Sisdol, Nepal

Dans la décharge de Sisdol, au Népal, des ramasseurs de déchets fouillent les ordures toute la journée à la recherche de matériaux ou d’objets de valeur à vendre. Cette décharge temporaire située près de Katmandou est en activité depuis 2005. Aujourd’hui, elle est à court d’espace.

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Photo © Valerie Leonard, Invisible, Environmental Photographer of the Year 2019

Travail journalier par Yousuf Tushar, Dhaka, Bangladesh

Des milliers de pauvres viennent à Dhaka, la capitale, pour trouver un bon travail et échouent. Ils finissent par s’accommoder de travaux difficiles comme le déchargement de charbon qu’il porte sur leur tête.

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Photo © Yousuf Tushar, Travail journalier, Environmental Photographer of the Year 2019

Montage des filets de pêche par Tran Tuan Viet, Phu Yen, Vietnam

Alors que les stocks de poissons diminuent, les méthodes de pêche deviennent de plus en plus extrêmes. La pêche la plus destructive s’effectue avec des filets à petits trous qui dévastent l’environnement marin.

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Photo © Tran Tuan Viet, Cœur de l’océan, Environmental Photographer of the Year 2019

Déchets par Sebnem Coskun, Istanbul, Turquie

Collecte des déchets dans les eaux du Bosphore. La photographie environnementale permet de témoigner de l’urgence de protéger les océans de la pollution qui détruit les écosystèmes.

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Photo © ?ebnem Co?kun, Déchets, Environmental Photographer of the Year 2019

Les poumons de la Terre par Ian Wade, Somerset, Royaume-Uni

« Photographier les arbres la nuit en pose longue avec 4 spots à LED n’est pas facile, la moindre brise de vent peut ruiner la photo. Il m’a fallu 5 longues nuits pour capturer cette image. Mais cela en valait la peine, l’image finale montre les arbres dans toute leur splendeur. »
– Ian Wade

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Photo © Ian Wade, Poumons de la Terre, Environmental Photographer of the Year 2019

La carrière de plastique par Aragon Renuncio, Ouagadougou, Burkina Faso

Un garçon joue avec un sac en plastique. Environ 380 millions de tonnes de plastique sont produites chaque année dans le monde. La production a augmenté de façon exponentielle, passant de 2,3 millions de tonnes en 1950 à 448 millions de tonnes en 2015. Chaque jour, environ 8 millions de morceaux de pollution plastique se retrouvent dans nos océans.

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Photo © Antonio Aragon Renuncio, Carrière de plastique, Environmental Photographer of the Year 2019

Doux Rêves par Aragon Renuncio, Burkina Faso

Une fillette dort sur son bureau dans sa salle de classe. Les pluies extrêmes ont triplé au Sahel au cours des 35 dernières années en raison du réchauffement climatique. Le changement climatique a provoqué 70 épisodes de pluies torrentielles au cours de la dernière décennie, bien que la région connaisse de graves épisodes de sécheresse.

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Photo © Antonio Aragon Renuncio, Doux Rêves, Environmental Photographer of the Year 2019

Morte de sommeil par Amdad Hossain, Dhaka, Bangladesh

Une femme dort sur une berge jonchée de déchets à Dhaka, Bangladesh.

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Photo © Amdad Hossain, Morte de sommeil, Environmental Photographer of the Year 2019

Prix de la jeune photographie environnementale de l’année

« Il est inhabituel pour quelqu’un comme moi d’assister à un écornage. Ce n’est pas facile à observer, mais c’est une dernière tentative pour protéger les rhinocéros du braconnage. »
– Neville Kgaugelo Ngomane

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Photo © Neville Kgaugelo Ngomane, Mesures désespérées, Environmental Photographer of the Year 2019

Prix Action pour le climat et l’énergie

La forêt de Hambach avait près de 12 000 ans lorsqu’elle a été achetée par une compagnie d’électricité pour extraire le lignite, un combustible fossile non renouvelable. La forêt avait autrefois la taille de Manhattan. Aujourd’hui, il n’en reste plus que 10 %.

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Photo © J Henry Fair, Vestiges de la forêt, Environmental Photographer of the Year 2019

Prix Un environnement en mutation

Des arbres déracinés sur une plage de Funafuti, un atoll de l’archipel des Tuvalu en Océanie. L’érosion des sols a toujours été un problème pour le pays, mais les problèmes s’intensifient à mesure que le niveau de la mer s’élève et inonde plus fréquemment le littoral.

Tuvalu sous la marée montante
Photo © Sean Gallagher, Tuvalu sous la marée montante, Environmental Photographer of the Year 2019

Prix Des villes durables

Une brume d’air toxique plane sur Mexicali. Les villes situées à la frontière entre les États-Unis et le Mexique souffrent de la pollution de l’air qui les gens malades et met leurs vies en danger.

La pollution atmosphérique qui sévit dans la région de Mexicali n’est pas seulement l’une des pires au Mexique. C’est aussi l’une des pires pollutions mesurées en Amérique. Les autorités de l’État de Basse-Californie ont estimé que la pollution cause environ 300 décès prématurés chaque année à Mexicali.

Nouvelle année polluée
Photo © Eliud Gil Samaniego, Nouvelle année polluée, Environmental Photographer of the Year 2019

Prix Eau, égalité et pérennité

Un jeune garçon est obligé de boire de l’eau polluée par manque de points d’eau dans la région en raison de la déforestation.

Pénurie d'eau
Photo © Frederick Dharshie Wissah, Pénurie d’eau, Environmental Photographer of the Year 2019

Prix du photographe environnemental de l’année

SL Shanth Kumar a été élu Photographe de l’environnement de l’année 2019 pour son image des maisons détruites par les inondations à Mumbai.

Victime du changement climatique : une énorme vague s’abat sur un bidonville de Bandra, dans la banlieue ouest de Mumbai. Elle entraine avec elle un pêcheur de 40 ans qui sera secouru par ses compagnons avant que la mer ne l’engloutisse. La ville de Mumbai est confrontée au risque d’inondations côtières, une conséquence du changement climatique.

Photographe de l'environnement de l'année 2019
Photo © SL Shanth Kumar, La marée haute entre dans les maisons, Environmental Photographer of the Year 2019

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Terry Fuller, directeur général du CIWEM, a déclaré « Le changement climatique est l’enjeu essentiel de notre époque et c’est maintenant qu’il faut agir. Nous avons besoin de voir tous les secteurs de la société se mobiliser. Ce concours présente la réalité de l’impact du climat sur les populations partout dans le monde et vise à diffuser un message important dans le monde entier pour inspirer de grands changements. ».

Le meilleur de la photographie environnementale de l’année 2019, retrouvez l’ensemble des photographies des finalistes sur le site du CIWEN.

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Anthony est un photographe passionné, toujours en quête de la lumière parfaite et de l’instant vrai. Autodidacte curieux et exigeant, il mêle sens du détail et sensibilité pour raconter des histoires authentiques, qu’il s’agisse de portraits intimistes, de reportages de voyage ou de scènes urbaines spontanées. Sa signature visuelle: des compositions épurées, des couleurs maîtrisées et une attention particulière aux textures qui donnent vie à chaque image. Sur Pixfan, Anthony partage ses séries, ses coulisses et ses astuces de prise de vue, avec la volonté d’inspirer et d’accompagner les photographes de tous niveaux. Quand il n’a pas un boîtier à la main, il explore de nouveaux lieux, teste des objectifs vintage et peaufine son workflow pour rester fidèle à son exigence: créer des photos qui résonnent et qui durent.
Un commentaire
  • Merci pour ces magnifiques documents. Que Dieu vous bénisse.

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