Le photojournaliste indépendant anglais, Phil Moore est le lauréat 2016 du Prix Photo de la Fondation Yves Rocher.

Le Prix créé en 2015 vise à soutenir un photographe professionnel désirant réaliser un travail journalistique sur les problématiques liées à l’environnement, aux relations entre l’humain et la terre ou aux grands enjeux du développement durable.

Agé de 34 ans, Phil Moore travaille depuis plus de 5 ans pour des médias de renommée internationale. Basé pendant cinq ans à Nairobi au Kenya, Phil Moore a couvert l’Afrique centrale et de l’est, travaillant en grande partie sur les questions liées au conflit et au post-conflit, en particulier marqués par deux ans de reportage sur la rébellion M23 dans l’est de la République Démocratique du Congo, et ses répercussions.

Le photojournaliste a également signés plusieurs reportages dans le monde autour du travail des enfants en Bolivie, de la réadaptation d’extrémistes au Pakistan et de la crise européenne de réfugiés dans les Balkans.

Son travail photographique, régulièrement publié dans les plus grands titres de la presse internationale, fait l’objet de nombreuses récompenses et d’expositions. Phil Moore exploite le Web et les nouvelles technologies afin de produire des histoires passionnantes présentées de façon novatrice.

Phil MooreSoldat de l’armée congolaise à Rumangabo
© Phil Moore

Couverture : Volcan du Mont Nyiragongo à Goma, République Démocratique du Congo. © Phil Moore

Doté de 8000 euros, le Prix Photo de la Fondation Yves Rocher-Institut de France a été remis à Phil Moore le 3 septembre dernier à l’occasion du Festival International du Photojournalisme « Visa pour l’Image-Perpignan » qui se déroule jusqu’au 11 septembre 2016.

Phil Moore a pour projet de réaliser un photoreportage au Kazakhstan, dans la région de Semipalatinsk. Baptisée « le Polygone », cette région a subi près d’un quart des essais nucléaires réalisés dans le monde, depuis 1949.

Dans cette région de la taille de la Belgique, 456 détonations atmosphériques et souterraines ont eu lieu pendant quarante ans, la rendant inhabitable.

Le projet mélangera les photographies de paysages désolés de ces sites de test abandonnés, exempts de vie, aux portraits intimes des survivants du « Polygone ». Il soulignera les effets désastreux de l’arme nucléaire sur l’environnement et l’héritage unique laissé aux gens vivant-là, mettant en exergue les témoignages des survivants, avant qu’il ne soit trop tard.

Ce travail sera exposé en juin 2017 à la Maison de la Photographie de La Gacilly (Morbihan).

http://philmoore.info/

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