Le Musée de l’Elisée a lancé le Prix Elysée en février dernier avec le soutien de Parmigiani Fleurier. Plus 400 photographes de 42 pays différents ont participé à cette première édition du prix. Plus de 8000 images ont ainsi été visionnées par les conservateurs du Musée de l’Elysée.

Les huits nominés du Prix Elysée sont Anoush Abrar, Mari Bastashevski, Philippe Chancel, Annabel Elgar, Agnès Geoffray, Martin Kollar, Marco Poloni, Kourtney Roy.

Anoush Abrar (Suisse, né en 1976 à Téhéran, Iran) souhaite aller au Kosovo sur les traces d’Adem Jashari, héros national mort en 1998 avec 56 membres de sa famille. Avec un Jashari pour guide, il veut comprendre le poids d’une telle histoire sur l’identité, le quotidien et les projets d’une famille dont l’aéroport du pays porte le nom.

Anoush AbrarAnnabel Elgar, The Solution, 2011 de la série « Refuge » © Annabel Elgar / Courtesy Wapping Project Bankside, UK and Metronom, Italy

Mari Bastashevski (Danoise, née en 1980 à Saint-Petersbourg, Russie) continuera son enquête sur l’industrie lucrative de la défense et de la sécurité. Au travers d’études de cas de plusieurs membres de cette industrie, elle explore les liens existants entre les anciens et les futurs conflits, et les milieux dans lesquels opère, cachée sous nos yeux, cette industrie.

Mari BastashevskiMari Bastashevski, Liason Antonov, 2013 © Mari Bastashevski

Philippe Chancel (Français, né en 1959 à Issy-les- Moulineaux, France) voudrait explorer de nouveaux paysages et territoires – le Jourdain, Xalapa, Méroé, Tomsk, Ghardaïa. Brûlantes d’actualité ou loin de la rumeur du monde, ces zones de tension, toujours emblématiques et souvent hallucinantes, reflètent les dérives contemporaines du champ politique et social et représentent de véritables enjeux de civilisation.

Philippe ChancelPhilippe Chancel, de la série Workers Emirates n° 3, 2007-2011, du projet « Datazone » © Philippe Chancel

Annabel Elgar (Anglaise, née en 1971 à Aldershot, Hampshire) veut mener une curieuse enquête : retrouver les 180 roches lunaires ramenées par les missions Apollo 11 et 17 qui ont été volées ou ont disparu. Les images fabriquées de ses découvertes (potentielles) mêleront vraies informations et détails imaginaires.

Annabel ElgarAnnabel Elgar, The Solution, 2011 de la série « Refuge » © Annabel Elgar / Courtesy Wapping Project Bankside, UK and Metronom, Italy

Agnès Geoffray (Française, née en 1973 à Saint-Chamond, France) cherche à éprouver notre regard. En confrontant et assemblant des éléments hétérogènes dans une même image, elle trouble la vision et engage un mouvement incessant entre une scène figurée et une image révélée. Elle crée du lien, une étrangeté du lien et un lien étranger.

Agnès GeoffrayAgnès Geoffray, Last, 2009 © Agnès Geoffray

Martin Kollar (Slovaque, né en 1971 à Žilina, Tchécoslovaquie, actuellement République slovaque) voudrait explorer dans un nouveau projet photographique la mémoire de transition, et ce qu’il nomme le « conflit des transferts ». La photographie, comme la poésie, est une sorte de mémoire transitoire qui fera surgir, révélera et retiendra des paysages les traces de tentatives d’installation, le provisoire, les empreintes fugaces, mais aussi la poésie de ces territoires, leur impermanence.

Martin KollarMartin Kollar, de la série « Field Trip » (No.4) © Martin Kollar

Marco Poloni (Italien et Suisse, né en 1962 à Amsterdam, Pays Bas) présente une histoire de meurtre international : à partir de la figure de l’éditeur millionnaire italien Feltrinelli, ses photographies racontent l’assassinat à Hambourg du chef de la police bolivienne qui avait executé Che Guevara. Poloni explore la galaxie insurrectionnelle des années 60 et 70, la complexité et l’opacité de son réseau international.

Marco PoloniMarco Poloni, Permutit —Scenes from a Film, 2005 © Marco Poloni

Kourtney Roy (Canadienne, née en 1981 dans le Nord de l’Ontario, Canada) propose une série axée sur la combinaison d’autoportraits et de photographies de paysages prises en milieux urbains et suburbains contemporains. Un corps placé dans des lieux familiers peut les déformer, les rendre bizarres ou menaçants. Un autoportrait inattendu ou ambigu peut brouiller les codes de ces endroits et leur donner une autre signification, pour le moins étrange.

Kourtney RoyKourtney Roy, Movie Theatre, 2013 © Kourtney Roy

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