La photojournaliste Marie Dorigny invitée des Rendez-vous du Havre

0

Chaque année, un ou une photojournaliste est invité(e) au Havre à présenter plusieurs de ses reportages en différents lieux. Pour la 6ème édition qui se déroulera du 27 février au 14 avril 2017, la photojournaliste Marie Dorigny est l’invitée d’honneur.

La photojournaliste Marie Dorigny, connue pour ses choix de sujets engagés, présentera deux expositions dont une totalement inédite.

Marie Dorigny, une photographe engagée

Après une première carrière de rédactrice, Marie Dorigny entame en décembre 1989, à l’occasion de la révolution roumaine, une seconde carrière dans le photojournalisme.

Ses reportages sur le travail des enfants, les formes contemporaines d’esclavage ou la condition des femmes dans les pays en voie de développement ont depuis été publiés dans la plupart des journaux et magazines de la presse internationale.

La Bibliothèque Nationale de France a présenté son travail sur les filières d’immigration clandestine et de prostitution, en 2006, dans le cadre de l’exposition Pour une photographie engagée.

Ces photos ont été exposées au Museum de Lyon et au Centre de Culture Contemporaine de Barcelone, dans le cadre de l’exposition thématique Frontières (2007).

Elle a reçu en 1991 un World Press pour son reportage sur les ravages de l’Agent Orange au Vietnam et le Prix Kodak du jeune photoreporter en 1998 pour son travail sur l’esclavage domestique en France.

Elle est lauréate du Festival Photoreporter en baie de St-Brieuc, qui lui a attribué en 2013 une bourse pour documenter l’exode rural et les violences contre les femmes au Népal. En 2014, elle a reçu le soutien de l’Agence Française de Développement, qui lui a attribué sa bourse photo.

La photojournaliste Marie Dorigny© Thordis Sigurdardottir

“Main basse sur la terre”

“Main basse sur la terre” sera présenté pour la première fois à l’occasion des 6e Rendez-vous du Havre. Cette série est le fruit d’un ensemble de reportages que Marie Dorigny a mené dans 6 pays sur 4 continents sur une période 8 ans.

Depuis 2008 et un premier reportage en Inde, Marie Dorigny s’intéresse à un phénomène des plus révoltants, l’accaparement des terres arables par des investisseurs internationaux peu scrupuleux. En Inde donc, puis au Cambodge, au Mozambique, au Guatemala, enfin au Brésil et en Roumanie en 2016, Marie Dorigny a pu documenter les effets considérables de cet accaparement sur les populations concernées.

La photojournaliste Marie DorignyVillage de Paraiso, région de Sayaxché, Guatemala, mai 2015
Santiago Ba, 65 ans et sa femme Felicia, 62 ans, ont tout perdu quand la banque a exigé le remboursement anticipé d’une dette. Sous la contrainte, ils ont dû vendre leurs terres à l’entreprise Palmas del Ixcan qui les convoitait pour planter du palmier à huile.
© Marie Dorigny / MYOP–2017

La photojournaliste Marie DorignyRégion de Canaa de Carajas, état du Para, Brésil, avril 2016
Accampamento Planalto Serra Dourada. Wagner Fernando Santo, 60 ans, est fier de montrer sa parcelle de riz. La récolte sera bonne… si le fermier n’est pas expulsé avant. Ce petit paysan occupe, avec 350 autres familles, des terres achetées illégalement par le géant minier Vale pour y prospecter de l’or.
© Marie Dorigny / MYOP–2017

La photojournaliste Marie DorignyKampong Speu, Cambodge, février 2014
Plantation de la Phnom Penh Sugar Company. Les mains d’une ouvrière agricole après une journée de travail passée à couper et ramasser la canne à sucre.
© Marie Dorigny / MYOP–2017

Bibliothèque Universitaire
25 rue Philippe Lebon
76600 Le Havre

Exposition du 27 février au 14 avril 2017

“Displaced, Femmes en Exil”

“Displaced, Femmes en Exil” est un travail photographique né d’une commande, initiée par le Comité des Femmes du Parlement Européen, afin d’illustrer la condition des femmes réfugiées et demandeuses d’asile, tout au long de leur exil en Europe. Il a été réalisé entre le 1er décembre 2015 et le 15 janvier 2016, en Grèce, Macédoine et Allemagne.

À l’occasion de la Journée internationale des femmes le 8 mars 2017 et afin d’illustrer la condition des femmes réfugiées et demandeuses d’asile, tout au long de leur exil en Europe, le Bureau d’Information du Parlement Européen en France a commandé un tirage de l’exposition Displaced, femmes en exil de Marie Dorigny pour la 6e édition des Rendez-vous du Havre.

Ce travail a fait l’objet d’une exposition au Parlementarium de Bruxelles de mars à juin 2016.

La photojournaliste Marie DorignyHotspot de Moria, Lesbos, Grèce, décembre 2015
Tout de suite après leur arrivée sur les côtes grecques, les réfugiés sont emmenés au centre d’accueil de Moria. C’est là que se trouve le premier point d’enregistrement (“hotspot”) pour leur arrivée en Europe. Là que s’opère le premier tri entre les différentes nationalités.
© Marie Dorigny / MYOP–2017

La photojournaliste Marie DorignyLesbos, Grèce, décembre 2015
Les réfugiés en provenance de Turquie arrivent tous les jours, par centaines, en bateau pneumatique, sur les côtes des îles grecques. En 2015, ils étaient près de 850 000, principalement des Syriens, Afghans et Irakiens. Phénomène nouveau : les femmes et les enfants représentaient plus de la moitié des passagers de ces embarcations.
© Marie Dorigny / MYOP–2017

Créapolis
79, avenue René Coty
76600 Le Havre

Exposition du 28 février au 15 avril 2017

https://bu.univ-lehavre.fr/

Partager

A propos de l'auteur

Auteur : Antony Barroux. Depuis juillet 2006, Pixfan traite de l’actualité de la photographie : expositions, astuces et découvertes de photographes connus ou en devenir.

Laisser un commentaire

Lire les articles précédents :
Les Peuples de Sibérie dans l’objectif de Claudine Doury

Claudine Doury est la lauréate du Prix de Photographie Marc Ladreit de Lacharrière - Académie des beaux-arts 2017. Son projet...

Fermer