La VOZ’Galerie (92) présente du 14 septembre au 24 novembre 2012 les sculptures photographiques lumineuses de François Delebecque.

Qu’il la suspende à des câbles d’acier ou qu’il l’enchâsse dans des hublots métalliques, François Delebecque, ancien pensionnaire de la villa Médicis à rome, s’amuse à mettre ses images dans des situations qui en changent le sens.

De cette improbable alliance naissent autant d’objets en trois dimensions qui jouent avec la transparence des films et la superposition des images pour mieux raconter la nature, la nudité ou les joutes humaines…

François DELEBECQUE« Vitis velox », 1991
© François DELEBECQUE

Le réel, je le transforme ; j’apporte une réponse poétique, avec distance et absolu, en prenant un parti pris humoristique et esthétique à la question fondamentale : que faisons-nous sur terre ?
François Delebecque

Photographe et artiste plasticien, François Delebecque, né en 1955, découvre la photographie à l’âge de quinze ans et s’y consacre pleinement à l’occasion d’un stage de photographie qu’il effectue en 1976 aux rencontres internationales de la Photo à arles. les photographes qui animent cet atelier ont pour noms : Duane Michals, les Krims, christian Vogt et Paul de nooijer chez qui il travaillera un an. le déclic.

Huit ans plus tard, en 1983/84, François Delebecque devient pensionnaire de la Villa Médicis à rome. il est le 3ème photographe à intégrer la prestigieuse institution. Durant cette année passée en italie, il se fait l’élève de la tradition et travaille les genres les uns après les autres. Avec application. Se moulant dans les académismes pour mieux les réinventer dans des décalages. Le nu se glisse ainsi dans le paysage, le paysage fond dans la nature morte. Tout en soumission à la tradition et en ruses pour s’en déjouer, son écriture photographique, classique et poétique, est dominée par l’humour, les sens, le décalage et l’imaginaire.

Son talent lui a valu plusieurs belles expositions comme à la Fondation cartier (1985), à la Villa Medicis à rome, à l’institut Français de salonique, au musée carnavalet et à l’espace electra à Paris ou encore pendant le Mois de la Photo, également à Paris, en 2006.

Travaillant en noir et blanc, François Delebecque affirme se construire au travers de ses séries : la force par les gorilles, l’absolu par les phares, l’enveloppe corporelle par le nu. il sait aussi s’envoler dans la poésie du légume ou dans celle des souvenirs de plage ou des ours en peluche philosophes… Dans son atelier d’aarcueil, François laisse libre cours à son imagination et réalise, avec un don rare, des pièces en volumes : sculptures lumineuses délicieusement surannées, chariots sculptures inventifs ainsi que des courts métrages narratifs et artistiques. Il a également souhaité introduire la «belle photo» dans le champ du livre pour enfants et a ainsi illustré une dizaine d’ouvrages jeunesse (« les songes de l’ours », « la plage d’où les bateaux s’envolent… » chez seuil Jeunesse etc.).

Ses œuvres sont présentes dans les collections permanentes de nombreuses institutions comme la bibliothèque nationale de Paris, la Fondation cartier, la Fondation nationale de Photographie à Lyon ou le Musée cantini de Marseille.

Informations pratiques

Sculptures photographiques lumineuses «Hublots, cages et suspensions»
François Delebecque
Du 14 septembre au 24 novembre 2012

VOZ’Galerie
41 rue de l’Est
92100 Boulogne
+ 33 (01) 41 31 40 55
Métro : Jean Jaurès (ligne 10)

Entrée libre du mardi au samedi de 11h30 à 19h30

Lien : www.vozimage.com

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