Le Pavillon Carré de Baudouin (Paris 20e) expose du 9 novembre 2012 au 5 janvier 2013 les photographies de Guillaume Herbaut.

L’exposition regroupe plusieurs séries : 7/7 (2002-2008), la Zone (2009-2011), les portes de pripiat (2011).

Guillaume Herbaut© Guillaume Herbaut

7/7 (2002-2008)
7/7 pour 7 séries.
7 « histoires » de survivants, de fantômes et de souvenirs que l’on ressasse ou que l’on tait, que l’on porte en soi et qui marquent à jamais.
7 lieux, de Tchernobyl à Nagasaki, où l’on sait qu’après cela plus rien ne sera comme avant. Pour la première fois, ce travail, qui a été réalisé pendant 7 ans, est présenté dans son intégralité (95 photographies).

LA ZONE (2009-2011)
Ce travail propose un voyage atypique dans le temps et l’espace à jamais bouleversés d’une Ukraine post-nucléaire. Guillaume Herbaut raconte la vie dans la zone interdite de Tchernobyl, 25 ans après, et son rapport personnel qu’entretien l’auteur avec ce territoire contaminé.

LES PORTES DE PRIPIAT (2010)
A force de visiter des centaines d’appartements identiques et pillés, Guillaume Herbaut s’est rendu compte que la seule trace des habitants restait les portes d’entrée de leur appartement. Il les a dès lors photographiées systématiquement, les considérant comme les derniers portraits de famille de Pripiat.

Guillaume Herbaut© Guillaume Herbaut

Guillaume Herbaut né en 1970, est lauréat du Prix Niepce en 2011. il se rend depuis quelques années sur des lieux chargés d’histoire, dont il réinterroge les symboles et la mémoire.

Son travail tchernobylsty, prix Kodak de la Critique 2001, paraît en octobre 2003, et remporte le prix Fuji du livre l’année suivante. Après Oswiecim, un travail documentaire sur Auschwitz de nos jours – exposé au festival Transphotographiques de Lille au printemps 2005, il s’intéresse à Skhodra, petite ville en albanie du nord où des familles cloîtrées subissent encore la tradition de vendetta. Visa pour l’image expose ce reportage en septembre 2004.

La même année, il obtient la Bourse 3P pour produire son travail sur Nagasaki et les conséquences de la bombe atomique aujourd’hui. Prix Lucien Hervé en 2004, il continue à révéler les drames invisibles.

Ses œuvres ont été exposées à Visa pour l’image en 2004, au Jeu de paume en 2005, à la maison rouge, Foto españa en 2007, à la galerie Silverstein à New York en 2008. En 2009 puis 2012, il obtient un World Press Photo.

Entre 2009 et 2011, il est le co-auteur du documentaire multimédia La Zone, qui obtiendra le prix France 24/RFI en 2011. Membre fondateur de l’agence Œil Public, il est aujourd’hui représenté par l’agence Institute.

Rencontre avec Guillaume Herbaut samedi 1er décembre 2012 à partir de 15h.

Sélection de films qui ont été, pour Guillaume Herbaut, des sources d’inspiration et des repères tout au long de son travail photographique :

  • « Stalker » de Andreï Tarkovski (Russie, 1979) : vendredi 30 novembre 2012, 19h
  • « Pluie noire » de Shotei Imamura (Japon, 1989) : vendredi 7 décembre 2012, 19h
  • « El Sicario, Room 164 » de Gianfranco Rosi (France-Italie, 2012) : vendredi 21 décembre 2012, 19h

Informations pratiques

Guillaume Herbaut Photographies
Du 9 novembre 2012 au 5 janvier 2013

Pavillon Carré de Baudouin
121, rue de Ménilmontant
75020 Paris
01 58 53 55 40

Accès : M° Gambetta (Lignes 3 et 3 Bis)
Bus 26 et 96 (arrêt Pyrénées/Ménilmontant)

Horaires : du mardi au samedi de 11h à 18h
Entrée libre

Lien : www.mairie20.paris.fr

3 Commentaires

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