Poursuite de notre série consacrée au portrait avec l’incroyable rencontre de David Ken avec le réalisateur hollywoodien Steven Spielberg.

Qui ? : Steven Spielberg
Où ? : Devant le Musée d’Orsay
Quand ? : 18 juillet 2009
Pourquoi ? : Facing Paris
Comment ? : Il n’y a pas de hasards, il n’y a que des rendez-vous. (Paul Eluard)

Steven Spielberg

Please Mr Spielberg…Un jour de juillet parisien, un jour d’été où je flâne, aux aguets pour Facing Paris, traquant l’instant, le sujet. Le Musée d’Orsay m’attire, comme toujours. J’apprécie les peintres impressionnistes, certainement tout autant pour les rapports étroits que leurs œuvres entretiennent avec la photographie que pour leurs audaces picturales et le choix de leurs sujets. Ils travaillaient « sur le motif », le plus rapidement possible, souhaitant saisir l’instant fugace, le sentiment du présent, l’impression de la réalité et les fixer pour une éternité contemplative. J’entends à chaque fois la chanson lancinante et aigüe des rabots que Caillebotte a enfermée dans son tableau. Je sens presque l’odeur des copeaux de bois, la sueur des ouvriers courbés sur le parquet… Pour la première fois des artistes s’intéressaient à la vie moderne, au Paris de tous les jours, aux gens du quotidien et leurs cadrages, osés, proposaient aux regards cette impression de hasard bienveillant. J’en suis là de mon vagabondage lorsque je tombe nez à nez avec Spielberg himself ! J’ose, le cœur battant, m’approcher de l’homme qui m’a procuré sans doute mes plus beaux moments de cinéma et que le plus merveilleux des hasards fait croiser ma route.

– Please Mr Spielberg…

– OK, just one picture

Un seul cliché, pour la rencontre la plus furtive de mon existence, mais dans ce regard, dans ce sourire, je suis persuadé d’avoir capté le génie de ce gentil monstre sacré. L’impression forte de réussir à ce moment précis un cliché magique ne m’a jamais quittée.

Extrait du livre « Trait pour traits » en préparation avec Nicolas Gouzy

Avec Jean Rochefort, Steven Spielberg, Naguy, Nikos Aliagas, Philippe Bouvard, Stéphane Bern, Pierre Boulez, Yvan Le Bolloch, Corentin Carpo, Margot , Bernard Pivot, Clotilde Courau, Alyssa Miller, Olivier Marchal, Zinedine Zidane, Lucienne, Marco Prince, Aydrey Tautou, Arthur, Patrick M’Boma, Michel Cicurel, Estelle , Djimé Coulibaly, Sidney Beau Jack Walker…

Le jeu de deux « je ». Pour Nicolas, David est un œil qui parle. Pour David, Nicolas est une plume qui écoute. L’important est qu’ils se soient mis d’accord afin de rester à l’écoute l’un de l’autre. Leur pari commun est de trouver, puis de conserver, le bon équilibre où image et texte parleraient d’une même voix. Leur secret est de partager l’émotion d’un portrait vu, raconté puis écrit, pour ce qu’il dit d’une rencontre inhabituelle, heureuse, parce qu’il parle des petits riens et des grands bonheurs, parce qu’il révèle de vraies personnes vivantes cachées derrière des célébrités. Tôt chaque matin David parle, raconte une image ; il se souvient des bruits, des odeurs, des couleurs, des paroles, des atmosphères. Il amorce une histoire que Nicolas poursuit. David brosse les grandes lignes, dirige le texte comme un metteur en scène. Il met en avant les ironies dramatiques, les hasards généreux contenus dans chacun des portraits choisis. Il est alors temps pour Nicolas de traduire le tout sur une page, de capter les miroitements d’une parole dans l’encre de ses mots. Pour Nicolas, David est un regard qui se raconte. Pour David, Nicolas est un texte qui se donne à voir. Quelques traits de plume rehaussant les traits de dizaines de visages ; un jeu de lumières épaulé de jeux de mots. Traits pour Traits.

Lien : www.davidken.com

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