La photographe américaine Gail Albert Halaban s’invite dans l’intimité des habitants de New York ou Paris pour un face à face urbain, le portrait de ces deux villes et de ceux qui y vivent.

Loin de tout voyeurisme ou paparazzade, Gail Albert Halaban entre en contact avec les personnes qu’elle photographie grâce à l’annuaire téléphonique; le plus souvent, elles acceptent et la photographe crée ainsi des liens entre ces voisins que l’on se contente habituellement d’observer par la fenêtre ou de croiser dans le hall.

Mis en scène, ce face à face urbain devient une scène de genres et de portraits. Des petits théâtres où la lumière s’est allumée et où les individus apparaissent figés dans la banalité de leur vie quotidienne. Gail Albert Halaban compose des histoires que le spectateur aura tout loisir de continuer dans son imaginaire. Elle crée ainsi une nouvelle vision des villes, donnant à voir la réalité de ses voisins à l’échelle des immeubles, lointains et proches à la fois.

« Dans mes images, mes sujets sont toujours conscients que je les photographie. Ils acceptent ce glissement du privé vers le public et coopèrent avec moi pour créer cette image voyeuriste ».
Gail Albert Halaban

Face à face urbain© Gail Albert Halaban, courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Face à face urbain© Gail Albert Halaban, courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Face à face urbainRue de la Ceriseraie, Paris 4eme, 2013 – 50.8 x 61 cm
Tirage à encres pigmentaires, encadré GAH.Ceris Edition 1/10
© Gail Albert Halaban, courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Face à face urbain

Face à face urbainQuai Anatole France, 2013 – 50.8 x 61 cm
Tirage à encres pigmentaires, encadré GAH.anat Edition 1/1
© Gail Albert Halaban, courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Face à face urbain© Gail Albert Halaban, courtesy Galerie Esther Woerdehoff

Gail Albert Halaban est née en 1970 à Washington. Elle a étudié la photographie à la Rhode Island School of Design puis à l’Université de Yale.

Photographe commerciale, elle conçoit également un travail personnel, sous la forme de séries qui interrogent le paysage et la société comme dans la série Hopper Redux où elle revient sur les lieux peints par Edward Hopper. Pour Out My Window, série faite à New York et poursuivie par Vis à Vis à Paris, elle photographie des immeubles d’habitation, qui s’allument comme des petits théâtres.

Informations pratiques

Exposition du 25 mars au 31 mai 2016 en partenariat avec la Galerie Esther Woerdehoff
Galerie accessible tous les jours de 10h à 22h

Hôtel Jules & Jim
11, rue des gravilliers
75003 Paris

Lien : www.hoteljulesetjim.com

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