Le Château de Tours présente du 22 novembre 2014 au 31 mai 2015 une exposition consacrée à un photographe encore peu en France, le hongrois Nicolás Muller (Orosháza, Hongrie, 1913 – Andrín, Espagne, 2000).

Nicolás Muller est pourtant l’une des grandes figures de la photographie sociale hongroise. Toute son œuvre a été façonnée par les contextes politiques et sociaux auxquels il a été confronté tout au long de sa vie.

L’exposition réunit une centaine d’images et de documents issus des archives conservées par sa fille Ana Muller et sélectionnées par Chema Conesa. Le photographe a connu l’exil comme ses compatriotes, Eva Besnyö, Brassaï, Robert Capa, André Kertész et Kati Horna.

Issu d’une famille juive bourgeoise, il fuit les régimes répressifs des pays européens à mesure qu(il les traverse. D(abord à Paris, puis au Portugal, en passant par le Maroc et finalement l’Espagne, son parcours professionnel et personnel est marqué par les traces de l’exil.

L’exposition est divisée en 4 grandes étapes géographiques :

– La Hongrie

Période fondatrice pour le photographe, ses photographies illustrent des parutions ethnographiques et sociologiques consacrées à l’appauvrissement des terres et des populations rurales de la nation.

– France 1938-1939 – Portugal 1939

Pendant les années 1930-40, Muller va se concentrer essentiellement sur l’univers ouvrier, des scènes rurales ou urbaines et des portraits de personnes modestes.

– Le Maroc 1939-1947

Muller se détache des sujets sociaux et humanistes. Il se tourne de plus en plus vers le photojournalisme, développe le portrait de studio et se confronte à la photographie d’architecture dans le cadre de scènes urbaines et aux paysages ruraux.

– L’Espagne

En s’installant à Madrid à la fin des années 1940, Muller continue à travailler sur commande, cette fois plus pour des éditeurs que pour la presse, acquérant ainsi, une plus grande notoriété. Il participe à la vie clandestine de l’intelligentsia espagnole et réalise de nombreux portraits de ses amis et connaissances, écrivains et artistes.

Nicolás MullerMarché de nattes de paille. Tanger, Maroc, 1944
© Nicolás Muller

J’ai appris que la photographie peut être une arme, un document authentique de la réalité. […] Je suis devenu une personne et un photographe engagés.
Nicolás Muller

Nicolás MullerMaison de campagne. Madrid, 1950
© Nicolás Muller

Nicolás MullerAiguisage de la faux. Hongrie, 1935
© Nicolás Muller

J’ai toujours cru – dit-il dans l’une de ses formules les plus heureuses – que le photographe a un moyen unique pour refléter la réalité, et l’appareil doit avoir une sorte de fidélité notariale, avec en supplément une certaine visée esthétique.
Nicolás Muller

Nicolás MullerTatouages. Bordeaux, France, 1938
© Nicolás Muller

Informations pratiques

Nicolás Muller (1913-2000). Traces d’un exil
Du 22 novembre 2014 au 31 mai 2015
Du Mardi au vendredi de 14h à 18h, les samedi et dimanche de 15h à 18h
Entrée gratuite
Visites commentées le samedi à 15h

CHATEAU DE TOURS
25, avenue André Malraux
37000 Tours

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