AccueilLivres PhotoEn 2009, le monde perdait Willy Ronis, mais son héritage est immortel

En 2009, le monde perdait Willy Ronis, mais son héritage est immortel

Les amoureux de la Bastille © Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion RMN-Grand Palais

Le nouvel album de Reporters sans frontières pour la liberté, l’indépendance et le pluralisme du journalisme est consacré à un grand représentant de la photographie humaniste, Willy Ronis.

  • Ses photographies les plus célèbres ;
  • Des textes inédits ;
  • 100 % des bénéfices de la vente des albums financent les actions de RSF de manière concrète. Chaque album vendu nous permet de défendre, partout dans le monde, l’indépendance et la fiabilité du journalisme.

Ronis incarne parfaitement l’esprit humaniste avec son emblématique photo « Les amoureux de la Bastille ».

« Même lieu, même après-midi. Rejoint par un couple d’amoureux. Discrétion réciproque. Pourtant, je ne résiste pas au désir de les inclure dans une attitude charmante, se détachant sur le panorama de l’ouest parisien. Ils ont fait semblant de ne pas s’en apercevoir, peut-être même étaient-ils heureux de m’offrir en cadeau ce témoignage de leur joie d’aimer. C’est toujours au cours de l’embellie succédant à la pluie que la lumière de Paris est la plus belle. Quelques nuages traînaient encore çà et là, meublant joliment le ciel : autre clin d’œil au photographe. Cet après-midi, j’ai fait d’autres photographies que j’aime bien aussi. Il faut savoir choisir. Cadrage légèrement redressé pour respecter le parallélisme de l’horizon. »

Ces mots écrits au dos du tirage décrivent magnifiquement le contexte de la scène, illustrant son regard tendre et fraternel sur le monde. Pendant un demi-siècle, Ronis a capturé l’essence de l’humanité à travers son objectif, et son travail continue aujourd’hui encore à nous inspirer et à nous émouvoir.

Son héritage témoigne du pouvoir de la photographie à capturer la beauté et la complexité du monde, et à nous relier tous à travers nos expériences et nos émotions partagées. Ses plus célèbres photos sont réunies dans le nouvel album de Reporters sans frontières.

Willy Ronis
Le bateau-mouche, Paris, 1949 © Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion RMN-Grand Palais

Parfois, il est possible de chiper le moment sublime.

Willy Ronis
Autoportrait aux flashs, Paris,1951 © Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion RMN-Grand Palais

Willy Ronis a capturé des moments qui, ensemble, pourraient écrire l’histoire d’une civilisation sans utiliser un seul mot

Photographe français, né le 14 août 1910 à Paris et décédé le 11 septembre 2009 à l’âge de 99 ans, est considéré comme l’un des photographes humanistes français les plus importants du XXe siècle, aux côtés de Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson et Izis.

Ronis est issu d’une famille juive aux racines russes et lituaniennes. Son père, Emmanuel Ronis, était photographe et lui a transmis sa passion pour cet art. Après avoir étudié le violon au conservatoire, Willy Ronis commence à travailler dans le studio de son père en 1932.

Il se concentre d’abord sur les portraits, mais s’oriente rapidement vers la photographie sociale et documentaire. Il capture la vie quotidienne des Parisiens, en particulier dans les quartiers populaires comme Belleville et Ménilmontant.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Ronis rejoint la Résistance française et documente la libération de Paris en 1944. Après la guerre, il a travaillé pour des magazines tels que Life, Vogue et Time.

Parmi ses photographies les plus célèbres figurent « Le nu provençal » (1949), « Les amants de la Bastille » (1957) et « La grève chez Citroën » (1938).

Mettant en lumière la dignité et la beauté des gens ordinaires, Willy Ronis a reçu de nombreux prix et distinctions tout au long de sa carrière. Il a notamment reçu le Grand prix national de la photographie en 1979 et le prix Nadar en 1981. Son travail a été exposé dans le monde entier et figure dans les collections de musées réputés tels que le Museum of Modern Art à New York et le Centre Pompidou à Paris.

Willy Ronis
Marchandes de frites, rue Rambuteau, Paris, 1946 © Ministère de la Culture (France), Médiathèque du patrimoine et de la photographie, diffusion RMN-Grand Palais

100 % des bénéfices de la vente des albums financent les actions de RSF de manière concrète. Chaque album vendu permet de défendre, partout dans le monde, l’indépendance et la fiabilité du journalisme.

Willy Ronis

100 photos pour la liberté de la presse

144 pages

12,5 €

Un geste pour la liberté de la presse

Antony Barroux
Antony Barroux
Note éditoriale : Nous percevons une commission sur les liens partenaires présents sur Pixfan. Les commissions n'affectent pas les opinions ou les évaluations de nos rédacteurs. Si vous souhaitez nous aider, pensez à utiliser nos liens partenaires. Code créateur : PIXFAN

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici

Best of