Emmanuel Sokol présente « FLATLAND (Paris) » du 9 juin au 7 juillet 2016 au Studio Grenadine à Melun (77).

Chaque seconde 149 canettes de boisson sont utilisées en France. En un an, les français consomment plus de 4 milliards de ces petites boîtes métalliques soit l’équivalent de la distance qui sépare la Terre de la Lune, si celles-ci étaient mises bout à bout.

Les canettes sont recyclables à 100% mais seulement environ 60% d’entre elles sont valorisées. Avec la série « FLATLAND(Paris) », Emmanuel Sokol s’est intéressé à la seconde vie de ces objets de grande consommation.

Pour mieux faire ressortir son propos, la mise en scène est dépouillée, une manière de se concentrer sur l’essentiel. « J’aime réfléchir sur la consommation et ses excès. Peut-être parce que je suis publicitaire. J’ai emprunté le titre de mon travail à une fable philosophique : Flatland de Edwin Abbott, un mythe de la caverne revisitée. Une réflexion sur les visions de la société. »

Dans Flatland, Edwin Abbott Abbott donne vie aux dimensions géométriques, le point, la ligne et les surfaces, avant d’en arriver à faire découvrir l’univers des volumes par un carré. Allégorie politico-mathématique, le roman est autant un ouvrage de vulgarisation mathématique qu’une critique des relations sociales de l’époque victorienne.

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© Emmanuel Sokol

« Vous vivez sur une Surface Plane. Ce que vous appelez Flatland n’est autre que la surface au sommet duquel vous vous mouvez (…) sans vous élever au-dessus et sans vous abaisser au-dessous. »
Flatland (1884), Edwin A. Abbott

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© Emmanuel Sokol

« Nous consommons. nous jetons. La consommation nous écrase, et nous l’écrasons aussi. Elle nous donne du relief, du moins le croyons nous, et nous l’applatissons sans le vouloir. aussi fin qu’un papier photographique.

Parce que nous roulons et marchons dessus.

Voici le résulat : des contenant vidés, et jetés au sol du lieu mème ou ils ont été consommés. Puis le temps, les intemperies, les passages ont fait leur travail d’usure, de réduction, d’applatissement.

La consommation retrouve son essence : le manque de dimension. Plus d’élévation, une platitude exacte et réelle.
Comme les personnages du célébre livre d’Edwin A. Abbott : Flatland.

Aucune perspective.

La démarche est simple : chercher, trouver, rammasser… photographier. Ecrire quand, écrire où.

Et regarder, de haut. C’est toujours plus beau vu de haut.
Alors qu’en réalité ça ne l’est pas. »

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© Emmanuel Sokol

Directeur de création, Emmanuel Sokol est né en 1969. Passionné par les technique de l’art et ses théories, pendant ses études, il devient l’assistant de Tania Mouraud et de Bernard Gerboud, et il a travaille parallèlement dans différents centres d’art contemporains (corbeil Essonne), et galeries d’art contemporain, comme la Galerie du Génie.

Son art se tourne de façon évidente vers la consommation et ses excès, mais aussi vers la rue, que ce soit vers la photographie de rue ou le reportage.

http://e-sokol.com/

Informations pratiques

Emmanuel Sokol
Exposition du 9 juin au 7 juillet 2016
Entrée libre

Studio Grenadine
3 rue des cloches
77000 Melun

Du mardi au samedi de 10h à 12h30 et de 14h à 18h

Lien : http://www.galeriegrenadine.com/

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