A l’occasion des 25 ans de la disparition de « l’homme à la tête de chou », la Mairie du 9e accueille l’exposition De Gainsbourg à Gainsbarre du 1er mars au 10 avril.

L’exposition réunit les clichés de deux intimes de l’artiste, Odile Montserrat et Pierre Terrasson. De nombreuses photographies sont exposés pour la première fois.

Odile Montserrat rencontre Serge Gainsbourg en 1968. A cette époque, l’artiste vit encore chez ses parents. Par la suite, la photographe réalisera de nombreuses photos de Gainsbourg seul chez lui, sur des plateaux télé, lors de tournages, en studios d’enregistrement ou encore en famille avec Jane Birkin.

Pierre Terrasson recontre Serge Gainsbourg bien plus tard, en 1984. S’en suivra une intense relation personnelle et professionnelle pour ses deux amoureux de photographie et d’art pictural.

De Gainsbourg à Gainsbarre© Pierre Terrasson

De Gainsbourg à Gainsbarre© Pierre Terrasson

De Gainsbourg à Gainsbarre© Odile Montserrat

De Gainsbourg à Gainsbarre© Odile Montserrat

Pour que l’immersion dans l’univers de Gainsbourg soit totale, un sound design a été créé par l’architecte sonore Arno Klemente Jack, et un buste de Serge Gainsbourg sculpté par Daniel Druet est animé par une œuvre de Valeria Attinelli (artiste cinétique) et minuit (architecte lumière).

A l’initiative de Jean-François Feneux, une cérémonie de dévoilement d’une plaque commémorative dédiée à Serge Gainsbourg aura lieu le jeudi 10 mars à 12h30 au 11 bis rue Chaptal, où il passa une bonne partie de son enfance et de son adolescence en même temps qu’il y forgea son identité artistique.

Pierre Terrasson

Les années 80 en France correspondent à l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité, la semaine de 39 heures, la 5ème semaine de congés payés… Pour la jeunesse, c’est aussi la suppression de la sélection à l’entrée de l’université, les premières radios libres et la création en 82 de la Fête de la Musique. L’euphorie de cette période marquera à jamais les comportements et les arts.

Pierre Terrasson fut un témoin privilégié de cette période, il photographie toute la scène rock nationale et internationale pour la presse généraliste et spécialisée (Libération, Le Nouvel Obs’,Rock&Folk…) et fait de nombreux reportages et photographie les plus grands de Lou Reed au Stranglers en passant par The Cure, Depeche Mode, Nina Hagen, Téléphone, Indochine, Jean-Louis Aubert, The Clash, The Cure, Mick Jagger ou encore Serge Gainsbourg.

Il réalise de nombreuses pochettes de disques durant cette période et quelques clips. Le photographe a à son actif deux cents pochettes de vinyles, cent cinquante 45-tours et soixante albums ou maxis.

À la fin des années 1980, il rencontre Vanessa Paradis et devient son photographe officiel pendant deux ans. Il réalise les pochettes de Maxou, Coupe Coupe et Mosquito. Il travaille également sur le tournage du film Noce blanche.

Toujours dans le même temps, sa proximité avec Serge Gainsbourg lui permet de signer les plus beaux clichés de l’homme à tête de chou.

Au cours des années 2000, il se rapproche de la tendance Raï et Rap. Depuis 2010, il fait de nombreuses expositions nationales et internationales et travaille avec le monde de l’édition.

Informations pratiques

De Gainsbourg à Gainsbarre

De Gainsbourg à Gainsbarre

Exposition du 1er mars au 10 avril 2016

Entrée libre

Salons Aguado
Mairie du Neuf
6 rue Drouot
75009 Paris

Vernissage le 10 mars à 19h

Lien : http://www.mairie09.paris.fr/

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