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Agnès Varda : au-delà du cinéma, un héritage photographique méconnu ?

Avec Catherine Deneuve pour présenter Les Créatures au Festival de Venise en septembre 1966. Photo Domaine Public

Cette rétrospective plonge dans l’histoire photographique riche de la cinéaste de la Nouvelle Vague française et offre un récit visuel complet de la vie et des explorations créatives de Varda à travers une sélection variée de photographies allant des tirages d’époque développés et imprimés par Varda jusqu’à des œuvres posthumes récemment découvertes.

Agnès Varda
Nu, rue Daguerre, Paris, 1954.
© succession agnès varda – négatif déposé à l’institut pour la photographie des hauts-de-france

«Désir de Voir : Photographies d’Agnès Varda» met en avant les autoportraits de Varda, offrant un regard introspectif sur l’identité de l’artiste aux côtés de portraits d’autres artistes (Alexander Calder, Salvador Dalí, Delphine Seyrig, Federico Fellini, Catherine Deneuve, Luchino Visconti, et plus), soulignant sa vision radicale et son engagement passionné envers le monde.

Agnès Varda
Harrison Ford, Los Angeles, 1968.
© succession agnès varda – négatif déposé à l’institut pour la photographie des hauts-de-france

Des photographies documentaires de ses nombreux voyages à travers des lieux divers tels que Cuba, la Chine, et Los Angeles, ainsi que sa maison bien-aimée à Paris, illustrent son œil observateur aiguisé. La carrière photographique de Varda précède son œuvre cinématographique et s’entrecroise fluidement tout au long de ses six décennies de créations.

Agnès Varda
Autoportrait sur le tournage d’Ô Saisons, ô châteaux, Azay-le-Rideau, France, 1957.
© succession agnès varda – négatif déposé à l’institut pour la photographie des hauts-de-france

Les photographies ont souvent influencé et inspiré ses films, comme c’est le cas pour Le Pointe Courte et Ulysse, et de même, la réalisation cinématographique a été le sujet et le contexte pour ses photographies. L’esprit éternellement libre de Varda a guidé sa curiosité insatiable et son imagination tout en définissant une voix féminine forte, claire, expérimentale, visible dans chaque cadre.

Agnès Varda
Love-in, Griffith Park, Los Angeles, 1968.
© succession agnès varda – négatif déposé à l’institut pour la photographie des hauts-de-france

Agnès Varda, cette pionnière du cinéma née en 1928, mérite qu’on lui tire notre chapeau ! Dès son premier film La Pointe Courte en 1954, elle a bousculé les codes avec son mélange de réalité et de fiction. Une approche novatrice pour explorer des thèmes universels comme l’amour, la mort, le quotidien, avec beaucoup de sensibilité et d’humour fin.

Cette figure majeure de la Nouvelle Vague a continué à casser les conventions. Son style très personnel allie liberté narrative et techniques de folie. Résultat ? Des chefs-d’œuvre inoubliables comme Cléo de 5 à 7 ou Sans toit ni loi. Mais Agnès ne s’est pas arrêtée au cinéma. Photo, théâtre, installations vidéo, elle a tout exploré avec la même curiosité débordante !

Ce qui m’impressionne chez elle, c’est aussi son engagement féministe affirmé dans ses œuvres. Une pionnière, une libre penseuse qui a ouvert la voie. Aujourd’hui encore, son influence se fait sentir auprès des jeunes artistes. Preuve que son apport restera gravé dans l’histoire de l’art ! Alors chapeau bas devant cette créatrice hors-norme qui n’a eu de cesse de repousser les limites !

Exposition Désir de voir

Du 29 février au 13 avril 2024
Fahey Klein Gallery
148 North La Brea, Los Angeles, CA 90036, USA

Cette exposition se déroule simultanément à celle nommée « Director’s inspiration Agnès Varda», présentée au Musée de l’Académie des Oscars à Los Angeles, et qui restera accessible jusqu’au 5 janvier 2025.

Academy Museum of Motion Pictures
6067 Wilshire Blvd, Los Angeles, CA 90036

Exposition en cours et à venir d’Agnès Varda

  • à partir de juillet 2024 : « Viva Varda », une rétrospective organisée par la Cinémathèque française, au Centre de Cultura Contemporània de Barcelone.
  • jusqu’au 26 mai 2024 : « Hans-Ulrich Obrist Archives – Chapitre 3 : Agnès Varda Un jour sans voir un arbre est un jour foutu », LUMA Arles.
Antony Barroux
Antony Barroux
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