Et si Pentax préparait discrètement le grand retour du reflex ?

Jordan
Jordan - Expert tech et chroniqueur photo
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Voilà une histoire qui aurait dû rester une vague rumeur de forum spécialisé. Sauf que début mai 2026, Kimio Tanaka a de nouveau pris la parole. Et ce n’est pas rien : photographe japonais respecté, Tanaka a un historique de sources proches de Ricoh/Pentax qui s’est avéré fiable. Sa déclaration du 4 mai est directe : « Pentax est actuellement en train de travailler sur le développement et la conception du prochain modèle. Bien sûr, il s’agit d’un nouvel appareil reflex numérique. Mais si ça sort, il faudra encore attendre un moment. »

Pas d’annonce officielle. Pas de date. Juste cette phrase qui vaut confirmation pour qui connaît le personnage.

Ce que « il faudra attendre » signifie vraiment

Soyons honnêtes là-dessus : cette formulation n’est pas rassurante sur un calendrier. Tanaka avait déjà glissé en octobre 2025 qu’il lui semblait « temps que Pentax annonce quelque chose », et en janvier 2025, il évoquait un appareil « sérieux et intéressant » en cours de préparation . La progression des confirmations suit une logique de développement produit classique : on passe du « ça se murmure » au « c’est en cours » avant d’arriver à l’annonce. On en est au stade 2. L’annonce officielle n’est pas pour demain matin.

Par ailleurs, Ricoh a été explicite en avril 2026 : « nous n’abandonnerons pas les reflex » . Ce n’est plus une posture marketing floue, c’est une déclaration de direction. La nuance est importante : affirmer qu’on ne lâche pas une catégorie et confirmer qu’un produit est en développement actif, ce sont deux signaux qui convergent pour la première fois de manière aussi nette.

grand retour du reflex

Le capteur, l’autofocus : des rumeurs qui tiennent la route

Les fuites techniques évoquées depuis début 2026 restent cohérentes avec ce calendrier. Un capteur BSI APS-C autour de 30 à 32 mégapixels représenterait un bond réel par rapport au K-3 III : meilleure plage dynamique, bruit maîtrisé en haute sensibilité, plus de marge pour le recadrage grand format . Pour les photographes de paysage et de faune sauvage qui refusent de lâcher leurs optiques K-mount, c’est précisément l’argument qui tient.

L’autofocus reste le nœud central. Un module SAFOX 14 avec 151 collimateurs et détection de sujets par IA changerait radicalement la donne. Pentax a longtemps traîné ce boulet face aux hybrides Sony ou Fuji. Si cette rumeur se concrétise, le K3 Mark IV ne sera plus un achat de confort pour nostalgiques, il deviendra une alternative technique sérieuse.

La vraie question que personne ne pose

Tout le monde débat des specs. Personne ne demande : est-ce qu’un reflex APS-C a encore sa place dans un marché saturé d’hybrides compacts et performants en 2026 ? Ma réponse, et elle est tranchée : oui, pour un segment précis. Pas pour les shooters vidéo, pas pour les hybridistes de la première heure. Mais pour les photographes terrain qui travaillent dans le froid, la pluie, avec des gants, et qui veulent voir la scène directement dans un viseur optique sans latence, sans batterie qui claque, ce profil existe encore, il achète encore, et personne ne lui répond vraiment.

Pentax est peut-être le seul à avoir compris ça. Ou du moins, le seul avec le courage de le faire.

Gardez les yeux ouverts, mais ne vendez pas votre K-3 III trop vite

Tanaka lui-même l’a dit clairement : « même si ça sort, il faudra attendre » . Aucune date n’a filtré. Aucun prototype photographié. Le développement est confirmé, le reste est spéculation. Ce qui est certain, c’est que pour la première fois depuis longtemps, les signaux ne sont plus contradictoires : Ricoh affirme, Tanaka confirme, le silence habituel de la marque ressemble moins à de l’agonie qu’à de la discrétion volontaire.

La prochaine étape ? Une annonce officielle, ou un nouveau silence qui durera encore six mois. Dans les deux cas, la communauté Pentax a rarement eu autant de raisons concrètes de patienter.

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Jordan
Expert tech et chroniqueur photo
Jordan ne fait pas que tester des NAS — il les démonte, les pousse jusqu'à la panne, et en tire des conclusions que personne d'autre ne prend le temps de formuler. Entre deux firmwares et un feed Instagram soigné, il a développé une obsession : rendre la tech complexe enfin digeste. Chez pixfan.com, il couvre l'univers du stockage réseau et de l'IA embarquée avec un regard qui tranche — celui d'un utilisateur exigeant avant d'être un chroniqueur. Pas de langue de bois, pas de test bâclé. Juste une conviction : le bon matériel, bien compris, change vraiment la façon dont on travaille et crée.
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