5 photographes nous plongent au cœur de la nuit, de l’errance à l’oubli et du rêve à l’insomnie.

Réunit à l’invitation du Pangolin à Marseille, les œuvres de Dan Aucante, Christine Delory-Momberger, Irène Jonas, Laure Pubert et Michaël Serfaty offrent une plongée singulière au cœur de la nuit.

A travers ces déambulations nocturnes, les images se construisent autrement, entre réminiscences, fantasmagories, peurs ou espoirs enfouis.

Dans «Exils/Réminiscences», Christine Delory-Momberger extrait une matière mémorielle, fragile, derrière l’opacité de l’oubli, du noir volontaire ou inconscient, qui masque et qui cache.

La nuit dans laquelle elle est plongée implose, fait surgir, derrière le grain photographique, le début d’une vérité, le résultat d’une obsession du comprendre, l’impérieuse nécessité de sortir d’une nuit qui a couvert une enfance, une adolescence.

au cœur de la nuit« Exils/Réminiscences » © Christine Delory-Momberger – agence révélateur

Avec la série « Chroniques nocturnes », Dan Aucante nous fait pénétrer dans la substance même de la nuit, avec des parfums de polars poétiques.

Dan Aucante dessine une ville graphique et imaginaire, nuageuse et mystérieuse. Il en révèle ses traces, ses lignes, traversée par de furtives silhouettes humaines. Cette marche au coeur de l’obscurité laisse souvent la place aux éclats de lumières : rayons de lunes, éclairages publics et reflets balisent cette percée nocturne et vagabonde.

au cœur de la nuit« Chroniques nocturnes » © Dan Aucante – agence révélateur

Avec « Insomnie », Irène Jonas matérialise à la fois l’épaisseur du temps, son instabilité et son inexorable bruissement. L’esprit voyage librement, passant d’une sensation à une autre, fait surgir et se mêler souvenirs enfouis et expériences quotidiennes. De cet éveil naissent des énigmes, des chimères qui nous poursuivent parfois la nuit achevée.

Avec la série « J’irai marcher sur tes traces », Laure Pubert navigue elle aussi entre le rêve et la réalité. Réaliséé au cours d’un long séjour en Norvège, cette série nous entraîne sur le chemin du roman noir. D’un récit personnel, Laure Pubert propose de laisser notre propre imaginaire divaguer et bâtir notre propre récit nocturne. Ici, rien n’est figé, tout peut être fin ou commencement.

Pour Michaël Serfaty, la nuit est prétexte à l’introspection. Avec la série « Ces choses au fond de nous », le photographe est l’hôte de visages et de silhouettes qui, peu à peu, s’extirpent d’une noirceur – prison ou refuge. L’imprécision de leurs formes, le flou que leur imprime le grain de l’image, entrouvrent plusieurs questionnements : serait-ce à la faveur de la nuit que ces êtres font leur visites, dans l’espoir d’une rencontre ? Ou bien au contraire tentent-ils de sortir de cette nébulosité et de rejoindre la lumière ?

Informations pratiques

ContreNuit
Dan Aucante, Christine Delory-Momberger, Irène Jonas, Laure Pubert, Michaël Serfaty

Exposition du 24 mars au 14 avril 2018, du mardi au samedi, de 14h à 19h et sur rdv

Le Pangolin
131 Corniche du Président Kennedy
13007 Marseille

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