Le festival Visa pour l’image se déroulera à Perpignan (66) du 31 août au 15 septembre 2013.

Voici un aperçu de la vingtaine d’expositions prévue.

25e VISA POUR L'IMAGE - Perpignan

ABIR ABDULLAH / EPA
Piège mortel
Des habitations aux lieux de travail, des centres commerciaux aux espaces publics: à Dacca, la
menace du feu est omniprésente. À défaut d’un code du bâtiment et d’une lutte anti-incendie appropriés, la ville est devenue un piège mortel qui peut à tout moment se refermer sur ses
habitants.
Face à cette situation, l’autorité de lutte contre les incendies manque de formation et de
moyens. Pendant ce temps, ce sont des biens, des foyers et des vies humaines qui partent
en fumée. Un fléau meurtrier qui affecte la quasi-totalité de la population, qu’il s’agisse de la
classe ouvrière ou moyenne, ou encore de l’élite.

SARAH CARON
Prix Canon de la Femme Photojournaliste 2012 décerné par l’AFJ (Association des Femmes
Journalistes) en partenariat avec Le Figaro Magazine
Femmes pachtounes: des êtres de second rang
Dans les zones tribales du Pakistan, bastion des talibans, les femmes pachtounes endurent de grandes souffrances sous le fait de traditions culturelles rigides et de croyances religieuses extrêmes. Pour un journaliste étranger, il est presque impossible de travailler dans ces régions à cause des restrictions officielles et de l’insécurité qui y règne. Le travail de Sarah Caron nous emmène dans l’univers privé, et rarement photographié, des femmes pachtounes.

Sarah Caron© Sarah Caron

RAFAEL FABRÉS
Pacification
En vue de la Coupe du monde de football en 2014 et des Jeux olympiques d’été en 2016, la ville de Rio a lancé le programme de sécurité des UPP (Unités de police pacificatrices). Les UPP sont basées dans les favelas de Rio pour lutter contre le trafic de drogue et le crime organisé.
De nombreuses personnes estiment que les UPP ont contribué à endiguer la violence et à améliorer le niveau de vie dans les bidonvilles. Toutefois, pour d’autres, le programme de pacification n’est qu’un écran masquant l’inégalité sociale dont souffre Rio.

PASCAL MAITRE / Cosmos / National Geographic Magazine
Kinshasa magique
Entre artistes, chaos et traditions
Avec ses 10 millions d’habitants, son incessant chaos, ses 25 000 enfants des rues, son énergie débordante, la capitale de la République démocratique du Congo a donné à l’Afrique la plupart de ses plus grands artistes : peintres, musiciens, plasticiens, sculpteurs, performeurs…
Ces artistes ont puisé leur inspiration dans la vie quotidienne des Kinois (habitants de Kinshasa) et dans les extraordinaires traditions des différentes ethnies qui forment la ville.

DON McCULLIN/ Contact Press Images
La paix impossible
L’un des derniers géants à ne pas avoir exposé à Perpignan.
Inutile de revenir sur sa carrière mythique:Chypre, Vietnam, Nigeria, Irlande du Nord, Bangladesh, Liban, mais aussi son Angleterre, ses paysages, ses chômeurs… jusqu’à la Syrie en décembre dernier. Don McCullin a inspiré des générations de photographes et reste une référence pour tous. L’exposition, réalisée par Robert Pledge, est aussi complète que possible : ses photos cultes, mais aussi d’autres moins connues, et même quelques surprises.
Une rétrospective que Don souhaite inoubliable. Nous n’avons aucun mal à le croire !

Don McCullin / Contact Press Images© Don McCullin / Contact Press Images

PHIL MOORE/ Agence France-Presse
Un cycle de violence – le M23 en RDC
Depuis presque vingt ans, l’est de la République démocratique du Congo est ravagé par les conflits. Les groupes rebelles sévissent dans la région et ont entraîné la mise en place de la plus grande (et onéreuse) opération de maintien de la paix des Nations unies.
En avril 2012, d’anciens membres du groupe rebelle CNDP, qui avaient été intégrés au sein de l’armée nationale en 2009, ont fait défection pour former le M23 – un nouveau groupe armé qui vient s’ajouter à ceux déjà présents dans cette région bien agitée.
Ces dernières années, en raison du conflit, quelque deux millions de personnes ont été déplacées; le M23 à lui seul a provoqué le déplacement d’un demi-million de personnes.

JOHN G. MORRIS / Contact Press Images
Quelque part en France, été 1944
Londres, juillet 1944. John G. Morris est éditeur-photo pour Life, l’hebdomadaire américain
aux millions de lecteurs. Cela fait des mois qu’il suit la guerre à travers les photos des plus
grands correspondants de guerre, qu’il édite et publie dans le magazine. Pour être enfin sur le terrain, il décide de partir pour la France où les forces alliées sont engagées dans la bataille de Normandie. Là, pour la première fois, il prend lui-même des photos.
De ce voyage de quatre semaines, il rapporte une douzaine de pellicules qui resteront dans un tiroir. Aujourd’hui, à 96 ans, il revisite ce reportage oublié. Un travail inédit, rassemblé par Robert Pledge, que nous sommes fiers de vous faire découvrir.

MUHAMMED MUHEISEN/ Associated Press
La vie continue…
Plus d’une décennie de voyages, d’un pays à un autre, à couvrir des événements dans des lieux qui avaient tous une chose en commun : le conflit.
Des nations qui s’effondrent, des hommes et des femmes qui pleurent la mort de leurs proches, bravant les dures réalités de la vie. L’espoir et l’action d’une génération spoliée, qui aspire au changement et à la reconnaissance de ses droits. Des enfants laissés pour compte qui tentent d’exister, de survivre, avec le peu qui leur est donné.
Au cœur de ces conflits, de ces régions dévastées, un souffle de vie subsiste malgré tout et maintient une lueur d’espoir. Juste derrière la guerre se cache la vie. Des instants de vie qui nous rappellent que, même lorsqu’elle semble ployer sous le poids du conflit, la vie poursuit résolument sa course vers l’avenir.

MICHAEL NICHOLS / National Geographic Magazine
La vie courte et heureuse d’un lion dans le Serengeti
La mort rôde partout, la survie est une lutte sans fin et l’esprit d’équipe est primordial dans le Serengeti, y compris pour C-Boy et sa magnifique crinière sombre. On pense souvent, à tort, que l’Afrique regorge de lions ; en réalité, ils sont en voie de disparition à cause de conflits liés à l’étalement des communautés humaines. L’heure est au dialogue afin de trouver un moyen pour les Africains et ces grands prédateurs de cohabiter.

Ce reportage (qui sera publié dans le numéro d’août 2013 de National Geographic) présente des photographies du rédacteur-collaborateur Michael Nichols ainsi que des clichés de Brent Stirton, connu pour ses travaux sur les questions de la protection de la nature en Afrique.

DARCY PADILLA/ Agence VU
Tout finira par s’arranger
Personne n’a oublié «L’histoire de Julie», ce travail de près de 18 ans de Darcy Padilla, qui suit Julie à travers ses épreuves et sa maladie, jusqu’à sa mort en septembre 2010. L’histoire aurait pu se terminer là, mais elle continue avec celle de Jason, le dernier compagnon de Julie, et d’Elyssa, leur plus jeune enfant.
Après la mort de Julie, Jason essaie d’élever sa fille et de s’en sortir, mais il sombre dans le désespoir. Il tente alors de renouer des liens avec sa famille adoptive. La lutte continue. Darcy Padilla témoigne.

ANDREA STAR REESE
Trouble
La maladie mentale peut se soigner et se guérir.
Pendant deux ans, Andrea Star Reese a photographié des personnes dans des institutions, des foyers, des écoles et des hôpitaux en Indonésie. Certaines n’étaient pas du tout soignées, pendant que d’autres étaient traitées avec des médicaments périmés. Beaucoup n’avaient jamais été examinées par un psychiatre ni même diagnostiquées comme étant atteintes de maladie mentale, de stress aigu ou d’une maladie physique qui auraient pu expliquer leurs symptômes et leurs comportements.
Andrea Star Reese dresse un inventaire terrifiant des conditions de vie et de traitement des malades mentaux en Indonésie.

GORAN TOMASEVIC / Reuters
Combat
En Syrie, Goran Tomasevic, photographe de guerre chevronné, suit la ligne de front qui évolue constamment. Il observe les combattants des deux camps au plus près, qu’ils lancent une offensive, gèrent la logistique, soignent leurs blessés, enterrent leurs morts, ou meurent sous ses yeux. Il témoigne de ce conflit qui, selon les estimations des Nations unies, a fait entre 94 000 et 120 000 victimes.

WORLD PRESS PHOTO
Le concours de référence du photojournalisme mondial trouve à Perpignan son lieu d’exposition privilégié.

PRESSE QUOTIDIENNE
Les journaux quotidiens internationaux exposent leurs meilleures images de l’année et concourent pour le Visa d’or de la Presse Quotidienne 2013.

Informations pratiques

25ème édition du festival VISA POUR L’IMAGE
Du 31 août au 15 septembre 2013
Entrée gratuite
Tous les jours de 10h à 20h

Lien : www.visapourlimage.com

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