Interview Julien Coquentin

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juliencoquentin1 Interview Julien CoquentinPhoto Julien Coquentin – Albert Forin Le rendez-vous

Pixfan : Pouvez-vous nous décrire votre parcours photographique ?

Julien Coquentin : J’ai réellement commencé une pratique assidue de la photo en janvier 2007 lorsque j’ai découvert les possibilités qu’offraient les appareils numériques. Jusqu’alors il ne s’agissait pour moi que d’un moyen d’imprimer ses souvenirs… souvenirs de voyages… souvenirs de famille… Je prenais des photos sans y penser, sans passion. Lorsque les APN se sont endurcis, j’ai compris comme beaucoup qu’il était à présent bien plus facile d’apprendre la photographie, la volonté n’était plus limitée par le nombre de pellicules, il était possible de cramer 1000 clichés tout en gardant le sourire, il devait donc être envisageable d’apprendre ce qui jusqu’à présent appartenait pour moi à une histoire mystérieuse, celle qui se terrait dans les chambres noires…

P : Comment procédez-vous ? Texte et ensuite prise de vue ou l’inverse ?

JC : J’ignore exactement comment les mots sont arrivés à la suite de l’image, disons que je publiais sur un site communautaire et que j’ai fini par ressentir le besoin de prolonger mes images par des histoires qui m’appartenaient, certains clichés m’évoquaient un récit et la réunion des deux m’a rapidement parue naturelle et évidente.
Je n’ai pas de manière de procéder déterminée et systématique, les choses se font au quotidien. Il arrive que la photographie précède le récit, d’autres fois l’histoire existait avant l’image et parfois encore les deux naissent ensembles dans un recoin de ma tête et le plus difficile alors est de retranscrire fidèlement ce que je veux. Pas à pas, je me plais à conter l’existence de quelques un(es) en cheminant sur des styles photographiques que je souhaite dissemblables. Une belle curiosité, des goûts éclectiques et une perpétuelle insatisfaction m’apportent de savoureux plaisirs et je ne me lasse pas à expérimenter de nouvelles choses. Je ne crois pas trop à l’instant figé, une photographie est à mon sens toujours continuée, que ce soit par son auteur lorsqu’il la repositionne dans son contexte ou encore par celui qui la regardera et qui imaginera son histoire. Pour cette raison j’aime jouer avec les longs temps d’expositions, dépasser l’instant arrêté pour inscrire une photo dans la durée, la continuer par du mouvement, des corps découpés.

P: Quel matériel utilisez-vous ?

JC : A mes débuts j’usais de réflex appartenant à la gamme des Sony Alpha et je suis passé à la marque Nikon après avoir remporté un D300 au concours « qui êtes-vous » à la Fnac des Ternes à Paris. Concernant les objectifs, progressivement je me suis équipé d’un 18-200 mm, d’un 10-24 mm et d’une focale fixe 50mm à grande ouverture.

juliencoquentin2 Interview Julien CoquentinPhoto Julien Coquentin – Ombre

P: Qu’est ce que vous aimez dans la photographie ?

JC : Finalement ce qui me transporte dans la photographie c’est ce moyen assez simple de raconter des histoires, de se construire un monde qui n’appartient qu’à soit parce qu’il sera construit de deux choses essentielles, sa propre vie et son regard… Il n’y a qu’à se plonger dans les bouquins de photos pour se rendre compte qu’il y existe une infinité de sensibilités et que c’est un mouvement qui apparait sans fin, du moins tant que l’on n’aura besoin de se représenter le monde. La photographie est entrée dans ma vie doucement pour devenir une obsession délicieuse et je m’étonne toujours que l’on puisse aimer mes clichés tellement j’ai la sensation d’être encore si éloigné de ce que je souhaite.
Disons que mon histoire n’est pas finie…

Lien : Julien Coquentin

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A propos de l'auteur

Auteur : Antony Barroux. Depuis juillet 2006, Pixfan traite de l’actualité de la photographie : expositions, astuces et découvertes de photographes connus ou en devenir.

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